Fillon demande à être jugé sur son « parcours »
François Fillon, affrontant sa mise en examen "comme un de ces combattants balafrés" qui ne "baissent pas la tête devant les balles" de ses...

Fillon demande à être jugé sur son « parcours »

François Fillon, affrontant sa mise en examen "comme un de ces combattants balafrés" qui ne "baissent pas la tête devant les balles" de ses...
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François Fillon, affrontant sa mise en examen "comme un de ces combattants balafrés" qui ne "baissent pas la tête devant les balles" de ses adversaires, a demandé mercredi à être "jugé sur son parcours", lors d'un meeting à Pertuis (Vaucluse).

"Me voici pour vous dire que je ne baisse pas la tête devant les balles de mes adversaires. Me voici parmi vous, bien décidé à vaincre et à parler fort", a lancé le candidat de la droite à l'élection présidentielle, devant environ un millier de personnes qui l'ont accueilli par des "Fillon président".

Dehors, une petite vingtaine d'opposants avaient organisé un concert de casseroles, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Vous n'avez vraiment honte de rien" ou "Beurk".

Fait inédit dans l'histoire des élections présidentielles, le candidat de la droite a été mis en examen mardi pour notamment détournement de fonds publics, et recel et complicité d'abus de bien sociaux.

Mais mercredi M. Fillon s'est présenté comme "un patriote qui a donné le meilleur de lui-même. Je suis comme ces combattants balafrés qui n’ont pas appris la vie dans des livres", a poursuivi l'ex-Premier ministre. "On veut nous faire taire. Eh bien, je persiste et je signe. Je suis fier d’être Français. Je l’assume contre tous ceux qui ne croient plus à la France. Je dis mon attachement à nos valeurs traditionnelles", a-t-il affirmé.

"Je veux l’ordre et l’autorité de l’Etat", "je veux combattre le totalitarisme islamique", "je dis qu’il faut nous moderniser à fond, qu’il faut se retrousser les manches, qu’il faut balayer toutes ces politiques filandreuses qui depuis trop longtemps nous empêchent d’être la patrie du travail, de l’audace et du progrès", a-t-il ajouté. "Contre l’immobilisme, contre toutes ces bastilles qui ne veulent pas bouger, je ferai tout pour relancer notre économie et atteindre le plein emploi", a-t-il encore promis.

- "on a mis à l'épreuve ma vie" -

"Je demande à ceux qui hésitent: de quel côté êtes-vous? Du côté de la France qui se redresse ou du côté des illusionnistes?" a également demandé M. Fillon, décochant des flèches contre ses adversaires, notamment les deux qui l'élimineraient dès le premier tour selon les sondages, Marine Le Pen, "qui veut sortir de l'Europe", et Emmanuel Macron.

François Fillon en meeting au Pertuis, dans le Vaucluse, le 15 mars 2017
François Fillon en meeting au Pertuis, dans le Vaucluse, le 15 mars 2017
AFP

Il a de nouveau reproché à l'ex-ministre de l'Economie d'avoir dit qu'il y avait "+des+ cultures françaises et pas +une+ culture française. Dur, trop dur de défendre Molière, Victor Hugo, Proust… Bien plus facile de mélanger toutes les cultures dans la marmite à fondre l’identité de la France", a-t-il ironisé, ajoutant qu'il refusait "le rouleau compresseur de la mondialisation culturelle où tout est formaté".

"Ces dernières semaines, on a mis à l’épreuve ma vie. Je dis aux Français : jugez-moi sur mon parcours. Je n’ai pas fait les grandes écoles, je n’ai pas été banquier (...) J’ai pu faire des erreurs, mais qui n’en a pas fait ? Ceux qui n’ont jamais fait d’erreurs ne sont pas nécessairement les êtres les plus justes et les plus solides", a-t-il également affirmé.

Parmi les élus présents figuraient Bruno Retailleau, Eric Ciotti, Julien Aubert, Guillaume Larrivé et Jean-Claude Gaudin. Le sénateur-maire de Marseille a appelé à "l'unité" et "au rassemblement" derrière son candidat.

Peu auparavant, un premier parlementaire LR, le sénateur juppéiste de l'Yonne Jean-Baptiste Lemoyne, avait annoncé à l'AFP son ralliement à M. Macron.

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