François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, a affirmé qu'il ne renoncerait pas en cas de mise en examen pour les emplois présumés fictifs de son épouse et qu'il irait "jusqu'à la victoire", dans une interview publiée vendredi sur le site du Figaro.
"Plus on s'approche de la date de l'élection présidentielle, plus il serait scandaleux de priver la droite et le centre d'un candidat. Je m'en remets désormais au suffrage universel. Ma décision est claire: je suis candidat et j'irai jusqu'à la victoire", affirme M. Fillon, dans cette interview également publiée samedi dans Le Figaro.
François Fillon, candidat "jusqu'au bout"
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Les conditions de sa campagne sont "difficiles", reconnaît-il. "Je dois tout affronter: les mensonges, les attaques, le calendrier, les opérations ciblées pour perturber mes déplacements… Cela ne m'intimide pas et c'est en train de renforcer la volonté des électeurs de la droite et du centre", affirme l'ex-Premier ministre, évoquant "une opération de déstabilisation lancée contre" lui.
Par qui ? "Je ne sais pas mais je regarde à qui ça profite", dit-il, c'est-à-dire "à une gauche qui est dans une situation inextricable avec un président discrédité, une majorité éclatée, un candidat illusionniste… Le seul obstacle à leur opération de survie, c'est moi".
Manifestation contre la présence de François Fillon, le 17 février 2017 à Tourcoing
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"En l'absence d'un candidat de la droite et du centre au second tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen serait en situation plus favorable", or, Marine Le Pen est "une impasse" (...) "Le seul candidat qui est aujourd'hui en mesure de rassembler une majorité pour redresser la France, c'est moi. Ce n'est pas M. Macron. Pas M. Hamon. Pas Mme Le Pen", dit-il.
"Macron, c'est la cohérence zéro", affirme également M. Fillon. Avoir qualifié la colonisation de "crime contre l'humanité" est "une vraie faute, qui dénote un manque de profondeur historique et une absence de colonne vertébrale".
Quant à François Bayrou, le président du MoDem qui "a fait élire Français Hollande" en 2012, il s'est "mis en dehors de la famille de la droite et du centre".
François Fillon, le 17 février 2017 à Tourcoing
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L'ex-Premier ministre juge également que la situation en France est" explosive" et que cela "marque l'échec du gouvernement". "La crise des banlieues, c'est le reflet de la crise française. Tout cela justifie mon projet de rupture".
Le candidat de la droite assure également les policiers de son "soutien total" et promet de leur donner "les moyens modernes pour assumer leurs missions".
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.
La candidate à la primaire socialiste a fortement critiqué la réponse du gouvernement au mouvement lycéen, mettant en cause la responsabilité de Laurent Nunez et Sébastien Lecornu dans une situation « gravissime. »