Fillon: « Je suis le seul à incarner une vraie rupture »
François Fillon affirme qu'il est le seul candidat à l'élection présidentielle à "incarner une vraie rupture" pour redresser l...

Fillon: « Je suis le seul à incarner une vraie rupture »

François Fillon affirme qu'il est le seul candidat à l'élection présidentielle à "incarner une vraie rupture" pour redresser l...
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François Fillon affirme qu'il est le seul candidat à l'élection présidentielle à "incarner une vraie rupture" pour redresser l'économie, et le seul en mesure de disposer d'une majorité parlementaire pour appliquer sa politique, dans une interview à paraître lundi dans Les Échos.

"Si je suis élu, j'aurai avec moi une majorité parlementaire, ce qui ne serait le cas ni pour M. Macron, ni pour Mme Le Pen. Je suis le seul à incarner une vraie rupture, qui permettra de redresser l'économie", déclare-t-il dans cet entretien diffusé dès dimanche.

Le programme d'Emmanuel Macron, "c'est la reconduction de la politique de François Hollande", affirme le candidat de la droite, qui selon les récents sondages serait distancé au 1er tour par celui d'En Marche!. "En réalité, il fait des promesses à tous les électeurs et ne changera rien à la situation du pays", soutient le député de Paris.

Interrogé sur une éventuelle mise en examen lors de sa convocation par un juge mercredi, dans l'affaire de soupçons d'emplois fictifs de membres de sa famille, François Fillon affirme qu'il ne se "fait pas beaucoup d'illusions", "compte-tenu de la précipitation avec laquelle cette procédure est conduite". "Mais je suis convaincu que mon innocence sera reconnue in fine", affirme-t-il.

Il n'y a pas, selon lui de "radicalisation" des électeurs Les Républicains qui le soutiennent et son projet "n'est pas plus à droite" qu'il ne l'était avant cette affaire.

"Mon projet reste et restera celui de la primaire", assure-t-il : "Nous avons simplement amélioré certains volets, notamment la baisse des charges salariales afin qu'elle bénéficie davantage aux petits salaires". "Il s'agira d'un forfait de 350 euros par salarié par an, 700 euros pour un couple, soit un effort substantiel de 7,7 milliards d'euros", explique-t-il.

Interrogé sur le calendrier qu'il envisage de mettre en œuvre, il entend faire voter "les principales réformes sociales" dans les trois mois qui suivraient son élection, avec notamment "la suppression des 35 heures" et la refonte du Code du travail.

"Une grande loi travail sera adoptée, et je suis favorable, pour certains volets, à agir par ordonnance car il faudra aller vite", déclare-t-il. Dans le domaine économique et social, "j'envoie des signaux très clairs. Il n'y en a aucun dans le programme d'Emmanuel Macron", assure François Fillon.

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