Fillon: « Je suis le seul à incarner une vraie rupture »
François Fillon affirme qu'il est le seul candidat à l'élection présidentielle à "incarner une vraie rupture" pour redresser l...

Fillon: « Je suis le seul à incarner une vraie rupture »

François Fillon affirme qu'il est le seul candidat à l'élection présidentielle à "incarner une vraie rupture" pour redresser l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Fillon affirme qu'il est le seul candidat à l'élection présidentielle à "incarner une vraie rupture" pour redresser l'économie, et le seul en mesure de disposer d'une majorité parlementaire pour appliquer sa politique, dans une interview à paraître lundi dans Les Échos.

"Si je suis élu, j'aurai avec moi une majorité parlementaire, ce qui ne serait le cas ni pour M. Macron, ni pour Mme Le Pen. Je suis le seul à incarner une vraie rupture, qui permettra de redresser l'économie", déclare-t-il dans cet entretien diffusé dès dimanche.

Le programme d'Emmanuel Macron, "c'est la reconduction de la politique de François Hollande", affirme le candidat de la droite, qui selon les récents sondages serait distancé au 1er tour par celui d'En Marche!. "En réalité, il fait des promesses à tous les électeurs et ne changera rien à la situation du pays", soutient le député de Paris.

Interrogé sur une éventuelle mise en examen lors de sa convocation par un juge mercredi, dans l'affaire de soupçons d'emplois fictifs de membres de sa famille, François Fillon affirme qu'il ne se "fait pas beaucoup d'illusions", "compte-tenu de la précipitation avec laquelle cette procédure est conduite". "Mais je suis convaincu que mon innocence sera reconnue in fine", affirme-t-il.

Il n'y a pas, selon lui de "radicalisation" des électeurs Les Républicains qui le soutiennent et son projet "n'est pas plus à droite" qu'il ne l'était avant cette affaire.

"Mon projet reste et restera celui de la primaire", assure-t-il : "Nous avons simplement amélioré certains volets, notamment la baisse des charges salariales afin qu'elle bénéficie davantage aux petits salaires". "Il s'agira d'un forfait de 350 euros par salarié par an, 700 euros pour un couple, soit un effort substantiel de 7,7 milliards d'euros", explique-t-il.

Interrogé sur le calendrier qu'il envisage de mettre en œuvre, il entend faire voter "les principales réformes sociales" dans les trois mois qui suivraient son élection, avec notamment "la suppression des 35 heures" et la refonte du Code du travail.

"Une grande loi travail sera adoptée, et je suis favorable, pour certains volets, à agir par ordonnance car il faudra aller vite", déclare-t-il. Dans le domaine économique et social, "j'envoie des signaux très clairs. Il n'y en a aucun dans le programme d'Emmanuel Macron", assure François Fillon.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS : Rendez-vous Gerard Larcher dans son bureau au Senat.
4min

Politique

[Info Public Sénat] Gérard Larcher officialise sa candidature à la présidence du Sénat dans une lettre aux sénateurs

Sans surprise, le président LR du Sénat officialise sa candidature à sa propre succession, dans un courrier envoyé aux sénateurs LR. Dans son projet intitulé « le Sénat, acteur de la vie politique française », il souligne que la Haute assemblée doit « assurer un contre-pouvoir indispensable à la démocratie ». Une dimension qui devrait être renforcée, en cas de victoire de l’extrême droite à la présidentielle.

Le

ST CLOUD:Socialist candidates-TV debate
5min

Politique

Présidentielle : il y a 20 ans, la première primaire « semi-ouverte » du PS, et déjà Ségolène Royal

À l’occasion du premier débat télévisé entre les cinq candidats de la primaire coorganisée par le PS, ce mercredi 23 septembre, Public Sénat se replonge dans ses archives. Il y a 20 ans, les deux chaînes parlementaires avaient accueilli les trois débats télévisés de la première primaire « semi-ouverte » du PS. Ségolène Royal, encore candidate cette année, faisait alors figure de grande favorite.

Le

Pope Leo XIV Wednesday General Audience – September 23  2026
8min

Politique

La visite du pape enfreint-elle le principe de laïcité ?

L'arrivée du pape Léon XIV pour une longue visite de quatre jours en France suscite plusieurs interrogations sur la compatibilité de son accueil avec le principe de laïcité. Messe géante, restriction de l'accès à l'espace public, achat d'écrans géants par une mairie, et demande de banalisation de la journée d'école de vendredi dans les établissements privés sous contrat… On fait le point.

Le

Sweden NATO
3min

Politique

« Les élections palestiniennes doivent impérativement se tenir », déclare le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot

Durant tout le mois de septembre, la France assure la présidence du Conseil de sécurité des nations unies. Cet après-midi, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot s’est exprimé au siège de l’ONU devant la presse. IA, sanctions contre l’ex-patronne de la chaîne d’Etat russe RT en France, élections palestiniennes, Ormuz… Le ministre aborde divers sujets internationaux.

Le