Fillon: la presse se demande jusqu’où il ira
De plus en plus isolé, François Fillon appelle ses partisans à "résister" en venant le soutenir dimanche au Trocadéro, et la...

Fillon: la presse se demande jusqu’où il ira

De plus en plus isolé, François Fillon appelle ses partisans à "résister" en venant le soutenir dimanche au Trocadéro, et la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

De plus en plus isolé, François Fillon appelle ses partisans à "résister" en venant le soutenir dimanche au Trocadéro, et la presse se demande samedi jusqu'où l'ancien Premier ministre est prêt à aller dans son "équipée solitaire".

"Jusqu'où ira-t-il ?", se demande Le Parisien/Aujourd'hui en France, dont l'éditorialiste Donat Vidal Revel souligne qu'il joue son "va-tout" avec le rassemblement de dimanche.

Libération propose un "compteur des lâcheurs de Fillon" - ils étaient 139 vendredi à 21h00 - et estime que, "lâché de toutes parts, le candidat LR compte sur ses supporteurs les plus déterminés pour passer le week-end".

"Ce ne sont plus les rats qui quittent le navire. C’est le navire qui quitte le rat", commente Laurent Joffrin, qui évoque l'"équipée solitaire" du vainqueur surprise de la primaire de la droite et du centre.

Pour Guillaume Tabard, du Figaro, "l’ancien Premier ministre ne peut plus compter que sur un raz-de-marée au Trocadéro qui, une fois de plus, déjouerait les pronostics". Il affirme qu'à droite "la bronca anti-Fillon ne faiblira pas."

Dans La République des Pyrénées, Jean-Marcel Bouguereau trouve que tout est "à l’image de ces situations où un forcené refuse de se rendre".

"Au pays de Fillon, on s’accroche au-delà du moment où tout est joué, et publiquement perdu", déplore Didier Rose (Les Dernières Nouvelles d'Alsace).

"Ce n’est plus la justice qui est en jeu, c’est la démocratie qui vacille", assène Yann Marec du Midi Libre, et d'ajouter que "tout ce que la droite compte comme compétence a bien compris qu’il était temps de mettre un peu de raison dans cet aveuglement. "

"Jamais des foules n’ont été exhortées ainsi par un présidentiable à la résistance. Mais résister contre qui ? Et pour qui ?," s'interroge Yves Harté dans Sud-Ouest.

- Fillon 'droit dans ses bottes' -

Dans Le Républicain lorrain, Xavier Brouet souligne la crainte "d’une manif tournant à l’aigre" dans les rangs Républicains. "François Fillon feint d’ignorer le danger. Droit dans ses bottes", ironise-t-il en reprennant l'expression d'Alain Juppé face aux grèves déclenchées en 1995 par son plan pour les retraites et la Sécurité sociale.

Dans L'Alsace, Laurent Bodin trouve "difficile de donner tort à ceux qui considèrent qu’appeler à contester la Justice n’est pas digne d’un homme aspirant à exercer, dans deux mois, les fonctions de président de la République, garant du bon fonctionnement de cette institution indépendante."

Bernard Stéphan (La Montagne/ Centre France), évoque "la radicalisation de François Fillon qui joue le peuple contre les élites et dont le QG de campagne est devenu Fort Knox".

"Le Sarthois compte sur la base et une forte mobilisation au Trocadero ce dimanche. Et même si la mobilisation fait un flop, qui pourrait le débarquer ?", se demande Olivier Pirot de La Nouvelle République du Centre Ouest, qui fait partie des nombreux éditorialistes rappelant que personne n'a le pouvoir d'obliger François Fillon à renoncer.

Enfin, Jean Levallois (La Presse de la Manche) souligne qu'aujourd’hui "samedi 4 mars, François Fillon aura 63 ans. Et le jour de son anniversaire, on a le sentiment que ses amis sont décidés à lui faire sa fête."

Partager cet article

Dans la même thématique

Bruno Retailleau Presents AI Proposal for Presidential Campaign
9min

Politique

Présidentielle 2027 : « Bruno Retailleau propose une révolution copernicienne » dans laquelle « la Constitution ne serait plus le bouclier » qui protège les institutions, relèvent les juristes

Dans les colonnes du Figaro, le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau fait de la révision de la Constitution une condition sine qua non pour « rendre la parole » au peuple français, en élargissant le champ du référendum « à toute question législative ». des juristes relèvent une volonté de la part du candidat d’encadrer les thèmes des référendums qu’il compte développer, mais également « un projet qui vise à dégrader l’impératif de protection des droits fondamentaux et des principes républicains ».

Le

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le