François Fillon, candidat de la droite à l'élection présidentielle, a lancé mardi un appel aux centristes à "rejoindre" sa campagne, affirmant que droite et centre avaient "les mêmes valeurs" et "les mêmes objectifs" lors d'un meeting à Orléans.
"J’invite solennellement et amicalement nos partenaires centristes à rejoindre ma campagne. Nous avons les mêmes valeurs, les mêmes objectifs, et c’est ensemble que nous bâtirons la majorité gouvernementale qui redressera la France", a déclaré M. Fillon.
"Nous sommes tous patriotes. Alors servons la patrie, elle qui attend le meilleur de nous", a-t-il lancé devant environ 4.000 personnes, selon les organisateurs.
L'UDI, qui avait décidé de retirer son soutien au candidat empêtré dans l'affaire des emplois présumés fictifs visant sa famille, semble à présent vouloir conserver son alliance avec LR aux législatives, malgré l'attraction qu'exerce Emmanuel Macron sur nombre de ses élus.
Le parti centriste réunissait un bureau exécutif au moment même où Fillon parlait à Orléans.
Parmi la vingtaine d'élus présents au meeting, il y avait Maurice Leroy, député UDI du Loir-et-Cher.
Pris en photo le 25 mai 2016 à l'Assemblée nationale, Jean-Christophe Lagarde, président du parti centriste UDI, a lui aussi claqué la porte, estimant que la droite doit "changer de candidat pour avoir une chance de gagner"
AFP/Archives
Lundi, le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, soutien d'Alain Juppé pour la primaire, avait affirmé à l'AFP qu'il fallait que "LR change de candidat pour avoir une chance de gagner".
Fort du soutien "unanime" que les caciques de son parti ont décidé de lui apporter lundi lors d'un comité politique, l'ex-Premier ministre, qui avait pourtant été lâché par de très nombreux élus de son parti, a appelé au "rassemblement" et "à la mobilisation".
"J'appelle à l’action, j’invite toutes les forces de ma famille politique à se reprendre et à foncer pour la France", a insisté M. Fillon devant le public orléanais, fréquemment interrompu par des "Fillon président".
M. Fillon a également décoché des flèches à ses principaux rivaux, la présidente du Front national Marine Le Pen et l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui le battraient au premier tour de la présidentielle, le reléguant à la troisième place éliminatoire.
"Contre Mme Le Pen, je suis le rempart d’une France qui a du bon sens, une France qui veut se redresser et pas s’appauvrir derrière ses frontières", a-t-il dit.
Quant à M. Macron, il "n’est rien d’autre que la poursuite du hollandisme avec pour + joker +, M.Bayrou… Macron/Bayrou, croyez-moi, ça n’est pas avec ce tandem qu’on va redresser le pays", a-t-il assuré.
Comme cela se produit à chaque meeting de M. Fillon, une petite cinquantaine d'opposants, selon l'AFP, avaient entrepris un concert de casseroles en scandant "Fillon en prison". Il n'y a eu aucun incident.
Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.
La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.
Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.
Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.