De son épouse Penelope à ses enfants Marie et Charles, sur l'Assemblée ou la Revue des deux mondes, les juges devraient interroger François...
Fillon, les volets de l’enquête qui empoisonne sa campagne
De son épouse Penelope à ses enfants Marie et Charles, sur l'Assemblée ou la Revue des deux mondes, les juges devraient interroger François...
Par Andréa BAMBINO et Sophie DEVILLER
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Publié le
De son épouse Penelope à ses enfants Marie et Charles, sur l'Assemblée ou la Revue des deux mondes, les juges devraient interroger François Fillon sur de multiples aspects mercredi, avant une possible mise en examen.
- Penelope Fillon à l'Assemblée -
Le 25 janvier, Le Canard Enchaîné révèle que Penelope Fillon a été l'assistante parlementaire de son époux à l'Assemblée nationale, et pose la question d'un possible emploi fictif. C'est le coeur de l'enquête préliminaire ouverte le même jour par le parquet national financier (PNF), relayé le 24 février par les juges d'instruction. Entre 1986 et 2013, auprès de François Fillon ou de son suppléant Marc Joulaud (2002-2007), Penelope Fillon a perçu 680.380 euros net, soit environ 3.600 euros mensuels net.
Penelope et François Fillon lors du meeting du 29 janvier 2017 à Paris
AFP/Archives
Ces emplois étaient-ils réels ou cachent-ils un détournement de fonds publics ? Gestion du courrier, de l'agenda, préparation des interventions, contacts avec la société civile, "mon épouse a pris en charge ces tâches simples mais essentielles", a notamment répondu François Fillon.
Avec quelles preuves ? Sa femme a évoqué dans le JDD "des courriers avec (ses) notations", "des échanges de mails" mais concède avoir gardé peu de documents pour les années les plus anciennes. Son rôle très effacé durant toutes ces années jette le trouble. "Je n'ai jamais été son assistante", affirmait-elle en mai 2007 à une journaliste britannique.
- Charles et Marie Fillon au Sénat -
François Fillon et sa fille Marie (G) lors du rassemblement sur l'esplanade du Trocadéro le 5 mars 2017 à Paris
AFP
François Fillon a lui-même révélé le 26 janvier sur TF1 avoir employé ses enfants, Marie et Charles, quand il était sénateur. La première, alors élève avocate, d'octobre 2005 à décembre 2006 et le second de janvier à juin 2007, pour 3.000 euros en moyenne selon M. Fillon. Des assistants pour quelle mission ? Des recherches pour son père, sur des sujets institutionnels, européens et sur des questions de société, notamment en vue d'un livre en 2006, dit à l'AFP l'avocat de Marie Fillon, Me Kiril Bougartchev. "Nous avons retrouvé plusieurs notes attestant de ce travail et démontré qu'elle avait, pendant les quatre premiers mois de sa mission, passé de nombreuses journées à faire des recherches à la bibliothèque du Sénat".
- La Revue des deux mondes -
L'enquête vise aussi les chefs d'abus de biens sociaux et de trafic d'influence. Ce volet concerne les salaires touchés par Penelope Fillon à la Revue des deux mondes, propriété de l'homme d'affaires proche de François Fillon, Marc Ladreit de Lacharrière.
Employée de mai 2012 à décembre 2013, tout en exerçant déjà à l'Assemblée, elle y touchait 3.500 euros nets par mois. Dans le JDD, Penelope Fillon évoque des "notes et des fiches de lecture", mais seules deux recensions ont été publiées. Elle aurait aussi eu un rôle de conseil auprès de M. de Lacharrière, pour relancer la revue, ont-ils tous deux affirmé.
Marc Ladreit de la Charriere le 10 juin 2016 dans la cour de l'Elysée à Paris
AFP/Archives
Dans ce contexte, les relations entre François Fillon et son ami posent question: pourquoi la société de conseil du député, 2F, fondée en 2012, a conseillé la holding du second, Fimalac ? Pourquoi Marc Ladreit de Lacharrière a-t-il prêté 50.000 euros, sans intérêts, à l'homme politique en 2013 selon Le Canard Enchaîné ?
L'homme d'affaires a réfuté tout lien avec son élévation en 2010, sous le gouvernement Fillon, au grade de grand'croix de la Légion d'honneur. Dans tous les cas, François Fillon pourrait être inquiété car le prêt n'a pas été déclaré à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique (HATVP).
- Les suites judiciaires -
Que François Fillon soit mis en examen ou témoin assisté, l'instruction va se poursuivre. Parmi les prochaines étapes connues, l'audition le 28 mars de Penelope Fillon, qui pourrait aussi être mise en examen. Auditions, perquisitions, confrontations, expertises, les juges peuvent ordonner tous les actes qui leur semblent utiles à la manifestation de la vérité.
L'avocat de François Fillon, Antonin Levy, à la sortie du au pôle financier le 26 janvier 2017 à Paris
AFP
Le statut de mis en examen va aussi donner des droits à François Fillon, comme celui de réclamer des investigations. Sa défense avait estimé que le délit de détournement de fonds publics n'était pas applicable à un député. Mais l'avocat de François Fillon, Antonin Levy, précise désormais que la chambre de l'instruction ne sera pas saisie sur ce point avant la fin de la présidentielle.
Si François Fillon entrait à l'Elysée, il jouirait d'une immunité totale empêchant tout acte judiciaire le concernant. Les investigations pourraient se poursuivre seulement concernant les autres protagonistes.
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Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.
Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.
Depuis le début du mouvement, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue, dont une très grande majorité de mineurs. Une mesure de contrainte injustifiée selon plusieurs avocats, qui y voient plutôt une volonté de la part des forces de l’ordre de sanctionner les manifestants.