Fillon: « On n’a pas été bons » ni « clairs » sur la Sécu
François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, accusé depuis sa victoire à la primaire de vouloir "privatiser" la...

Fillon: « On n’a pas été bons » ni « clairs » sur la Sécu

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, accusé depuis sa victoire à la primaire de vouloir "privatiser" la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, accusé depuis sa victoire à la primaire de vouloir "privatiser" la Sécu, a reconnu ne pas avoir été "bon" ni "clair" dans ses propositions sur le sujet, mercredi sur BFMTV-RMC.

"On n'a pas été bons, on n'a pas été clairs dans nos propositions" sur la Sécurité sociale, a affirmé l'ancien Premier ministre.

"Ce que nous avions écrit a été mal compris, je l'ai retiré, j'ai lancé un débat avec l'ensemble des responsables de la santé, les médecins", a-t-il rappelé.

"Les auditions se déroulent en ce moment, je referai des propositions (...) avant la fin du mois de janvier ou début février. Ce que je veux c'est qu'il y ait une meilleure répartition entre les mutuelles et la Sécurité sociale et que les mutuelles soient plus contrôlées", car "la réforme qui a consisté à rendre obligatoire les mutuelles s'est traduite par des baisses de remboursement", s'est-il inquiété.

Le candidat à la présidentielle compte dès lors proposer "une agence de régulation sur les mutuelles".

Car pour lui, "il va bien falloir réorganiser notre système de protection sociale et de santé".

"On voit que (la Sécu) marche pas. Ce matin toutes les radios nous expliquent que le système est en train de sauter, parce qu'il n'y a plus assez de place dans les services d'urgence, de médecins sur le terrain... Une simple épidémie de grippe est en train de paralyser le système. Ce qui montre que quand Mme Touraine (ndlr: la ministre de la Santé) explique que tout va bien, que tout est formidable, que c'est le programme de François Fillon qui menace la Sécurité sociale, ça n'a juste aucun sens", a-t-il contre-attaqué.

Alors qu'on lui demandait s'il avait changé de position, notamment sur la question des mutuelles, l'ex-locataire de Matignon a concédé: "Il y a parfois des porte-parole qui sont un peu rapides, puis comme on est en train de fusionner des équipes qui faisaient campagne pour des candidats différents, il y a encore un peu de réglages à faire, je le reconnais".

M. Fillon est attaqué depuis sa victoire à la primaire de la droite, fin novembre, sur ses propositions sur la Sécurité sociale. Gauche et FN les jugent "brutales".

Partager cet article

Dans la même thématique

Fillon: « On n’a pas été bons » ni « clairs » sur la Sécu
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat, divisé, vide le texte de sa substance en rejetant l’article phare sur « l’aide à mourir »

Coup de théâtre, mercredi les sénateurs ont rejeté l’article 4, le cœur de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. La commission des affaires sociales avait considérablement réduit la portée du texte en remplaçant un « droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir », pour les malades dont le pronostic vital » est engagé à très court terme. La majorité sénatoriale divisée n’est pas parvenue à s’entendre sur cette version.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
4min

Politique

Budget : quand Sébastien Lecornu zappe les sénateurs dans sa lettre aux parlementaires…

Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.

Le

Fillon: « On n’a pas été bons » ni « clairs » sur la Sécu
3min

Politique

« Trump aux petits pieds » : Christian Estrosi dénonce une campagne municipale « très peu digne » d’Eric Ciotti à Nice

À Nice, l’actuel maire (Horizons) Christian Estrosi et le député (UDR) Éric Ciotti se livrent une bataille acharnée pour emporter le plus de suffrages lors des prochaines élections municipales. Les deux camps n’hésitent pas à s’attaquer via les réseaux sociaux. « Éric Ciotti tronque des vidéos et essaie de faire passer de l’humour pour des attaques », estime Christian Estrosi, après la publication d’un enregistrement volé relayé par son rival.

Le