Fillon (re)dit au revoir aux LR et appelle les électeurs à ne pas « se jeter dans le vide »
François Fillon a affirmé mardi que « ce n'est pas parce que la France est malade qu'il faut se jeter dans le vide », mettant de nouveau en garde contre le programme économique du Front national.

Fillon (re)dit au revoir aux LR et appelle les électeurs à ne pas « se jeter dans le vide »

François Fillon a affirmé mardi que « ce n'est pas parce que la France est malade qu'il faut se jeter dans le vide », mettant de nouveau en garde contre le programme économique du Front national.
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Par Public Sénat (avec AFP, images LCP-AN)

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« Au revoir ». Après les responsables de son parti, François Fillon a une nouvelle fois salué les membres de sa famille politique une semaine après son élimination du premier tour, cette fois avec les parlementaires qui ont soutenu sa campagne notamment (voir les images de LCP-AN)

« C’est un pot de remerciement, un pot de au revoir mais aussi un message très positif sur la nécessité d’avoir une droite qui défend ses valeurs, ses convictions, ses idées, une droite qui n’est pas la gauche et une droite qui est étanche avec le FN » a réagi à la sortie Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France. Regardez (images LCP-AN) :

Valérie Pécresse sur le "pot de remerciement" de François Fillon
00:31

Lors de ce « discours de remerciement aux parlementaires », François Fillon a mis de nouveau en garde contre le programme économique du Front national. « Il est alarmant de voir notre société et plus d'un électeur sur deux, prêts à consentir aux solutions les plus extrêmes », a affirmé l'ancien premier ministre. « C'est le signe que notre pays est malade de son déclin - ce terme de déclin qu'on me reprochait autrefois prend tout son sens aujourd'hui - mais ça n'est pas parce que la France va mal qu'il faut se jeter dans le vide », a-t-il averti.

« Le programme économique du Front national appauvrirait la Nation de façon irrémédiable »

« Je l'ai dit et je le redis : le programme économique du Front national appauvrirait la Nation de façon irrémédiable ; la violence idéologique de ce parti diviserait les Français ; son hostilité obsessionnelle à l'égard de l'Europe nous isolerait », a-t-il ajouté. Aussi demande-t-il aux électeurs de sa famille politique de « faire preuve de bon sens ». « Je sais leur amertume, leur colère - je la ressens aussi ! - mais notre devoir est de penser d'abord à l'avenir de notre pays. L'avenir, c'est d'éviter de voir la France présider par l'extrémisme », a-t-il affirmé. Dès le soir du premier tour, il a appelé à battre le FN, annonçant son intention de voter Macron.

L'ancien chef de gouvernement demande également aux élus LR de « rester unis » pour les législatives. « Ne laissez à personne le monopole de la vraie modernisation nationale, ne laissez pas tomber la passion de la liberté, ne laissez pas s'abîmer l'amour de la France. La droite et le centre incarnent des valeurs et des idéaux qui ont du sens. Défendez-les », a-t-il lancé. « Il faut se battre pour des convictions plutôt que pour des places isolées sur un strapontin », a-t-il ajouté, alors que certains élus LR sont tentés de rejoindre les rangs d'Emmanuel Macron. La semaine dernière, la sénatrice LR juppéiste Fabienne Keller, interrogée par Public Sénat, n’a pas fermé la porte à une coalition avec « En Marche ! »

Retailleau reprend le micro-parti « Force républicaine »

François Fillon a aussi souhaité la poursuite de « l'activité de Force républicaine », le micro-parti qu'il a fondé, mais sans lui. « Je me retire, je redeviens un militant parmi les militants », a-t-il réaffirmé. Selon Paris Match, le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau, qui a été coordinateur de la campagne et l’un des plus fervents partisans du candidat, va prendre la présidence du micro-parti. Toujours selon l’hebdomadaire, François Fillon pense déjà à son avenir. Il aurait plusieurs pistes dans le privé…

Il pourra aussi s’occuper de sa défense dans l’enquête en cours. Selon son entourage, François Fillon a récemment déposé plainte contre Le Canard enchaîné sur les articles concernant les emplois fictifs présumés de sa famille.

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