Fin de l’état d’urgence sanitaire : députés et sénateurs ne parviennent pas à un accord
Députés et sénateurs n'ont pas trouvé jeudi d'accord sur le projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire après le 10 juillet. Une nouvelle navette du texte entre les chambres est prévue la semaine prochaine.

Fin de l’état d’urgence sanitaire : députés et sénateurs ne parviennent pas à un accord

Députés et sénateurs n'ont pas trouvé jeudi d'accord sur le projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire après le 10 juillet. Une nouvelle navette du texte entre les chambres est prévue la semaine prochaine.
Public Sénat

Par Public Sénat avec l'AFP

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Entré en vigueur le 24 mars face à l'épidémie de Covid-19, l'état d'urgence sanitaire, qui permet de restreindre certaines libertés publiques, avait été prolongé en mai jusqu'au 10 juillet. Le gouvernement entend y mettre fin, à l'exception de la Guyane et Mayotte où il sera prolongé « jusqu'au 30 octobre inclus », car le virus y circule encore activement, et même très activement en Guyane.

Pour le reste du pays, le texte permet pendant la même période des restrictions sur la circulation des personnes, l'accueil du public dans certains établissements ou les rassemblements.

C'est en raison de ces mesures prévues durant cette période de transition que les 7 députés et 7 sénateurs de la commission mixte paritaire ne sont pas parvenus à un texte commun.

« Nous ne pouvons accepter de restrictions excessives aux libertés et rappelons que l'état d'urgence peut être réactivé immédiatement en cas de reprise de l'épidémie. La sécurité est assurée! », s'est exclamé sur Twitter Philippe Bas, président (LR) de la commission des Lois du Sénat.

En première lecture lundi, le Sénat avait réduit la portée des restrictions que pourra prendre le gouvernement jusqu'à l'automne (voir notre article). Devant les sénateurs, le ministre de la Santé, Olivier Véran avait fait valoir que « personne ne peut dire que le virus a disparu du pays. Donc personne ne peut dire qu’on peut se passer d’outils (…) qui sont indispensables ». Une semaine plus tôt, Philippe Bas avait prévenu: « Si on doit poursuivre l’état d’urgence sanitaire, il faut que la situation sanitaire le justifie. »

Dans un communiqué de presse publié cet après-midi, la commission des lois du Sénat souligne que  « le retour progressif à la normale doit s’accompagner de mesures strictement proportionnées aux circonstances sanitaires. Or, le texte du Gouvernement présente des dispositifs qui, sans l’assumer clairement, reconduisent les principales mesures de l’état d’urgence sanitaire. »

« Notre souci de concilier l’exigence de l’efficacité dans l’action publique et l’exercice des libertés nous a conduit à rejeter les contraintes excessives prévues par le projet de loi du Gouvernement, et à déplorer que le souci d’équilibre dont le Sénat est porteur n’ait pas prévalu » regrette Philippe Bas.

Le projet de loi sera examiné en nouvelle lecture mardi à l'Assemblée nationale, jeudi à 10h30 au Sénat, avant une adoption définitive vendredi à l'Assemblée, qui a le dernier mot.

Partager cet article

Dans la même thématique

Fin de l’état d’urgence sanitaire : députés et sénateurs ne parviennent pas à un accord
2min

Politique

Municipales 2026 : « On ne peut pas critiquer la vie politique si on n’y participe pas », estime Albane Gély, primo-votante

Les élections municipales qui auront lieues le 15 et 22 mars prochains seront pour certains la première occasion de voter. Invitée dans l’émission Dialogue Citoyen, Albane, étudiante en droit et philosophie, témoigne de l’importance pour elle de voter, une exception chez les 18-25 ans qui n’étaient que 30% à s’être déplacés lors des dernières élections municipales. Une élection organisée juste avant la période de confinement.

Le

Fin de l’état d’urgence sanitaire : députés et sénateurs ne parviennent pas à un accord
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le