Financement de la hausse des OPEX par la Défense : « C’est un très mauvais signe » estime Christian Cambon
Au micro de « Sénat 360 », Christian Cambon, président de la commission des affaires étrangères, explique le rejet du projet de loi de finances rectificative, par les sénateurs de la commission des finances.

Financement de la hausse des OPEX par la Défense : « C’est un très mauvais signe » estime Christian Cambon

Au micro de « Sénat 360 », Christian Cambon, président de la commission des affaires étrangères, explique le rejet du projet de loi de finances rectificative, par les sénateurs de la commission des finances.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le projet de loi de finances rectificative vient d’être rejeté mardi par les sénateurs de la commission des finances. Ces derniers reprochent au gouvernement de faire peser uniquement sur le ministère de la défense, le déblocage des 404 millions d’euros pour financer la hausse des opérations extérieures de l’armée en 2018. La loi de programmation militaire prévoyait normalement une solidarité des autres ministères.  

« C’est un très mauvais signe » estime Christian Cambon, sénateur (LR) du Val-de-Marne et  président de la commission des affaires étrangères. « On nous explique que 400 millions en moins, ça ne va pas se voir (…) C’est 400 millions d’euros en moins d’équipements. C’est donc essentiel. En 2019, cela veut donc dire qu’il va falloir retrouver 400 millions supplémentaires (…) Mais je pense aussi que c’est un très mauvais signe politique (…) Le Sénat s’est battu pour faire adopter la LPM [loi de programmation militaire - NDLR] (…) Nous continuons à être vigilants et c’est pour cela que ce soir, je vais être à la tribune pour contester cette méthode. »

Pour le sénateur (LR), le président de la République n’est pas en cause, mais plutôt Bercy : « C’est Bercy qui essaie à la marge, par des petites pirouettes budgétaires, de faire en sorte que la pensée et les engagements du président de la République ne soient pas respectés. Je trouve cela vraiment extrêmement dommageable. »

Christian Cambon a également réagi sur le fait que dans le budget de 2018, 600 millions d’euros de recettes de la taxe sur les carburants destinés au budget de transition écologique vont être réaffectés au budget général : « C’est le genre de manœuvre budgétaire, régulièrement pratiquée par Bercy qui rend les gens dans cet état de colère (…) L’effort que l’on demande aux Français pour la transition écologique, en fait, cela va alimenter le budget général. Ce n’est pas convenable et c’est ce pourquoi le Sénat va certainement réagir ce soir (…) Nous sommes là pour dire (…) [qu’] il faut que la vérité budgétaire soit transparente dans ses votes et dans la présentation de ses textes.    

Partager cet article

Dans la même thématique

Financement de la hausse des OPEX par la Défense : « C’est un très mauvais signe » estime Christian Cambon
3min

Politique

« La température est montée jusqu’à 50 degrés sur la façade de l’immeuble » rappelle cette jeune mère de famille de Pantin.

Confiné pour cause de canicule dans un appartement du centre de Pantin en Seine-Saint-Denis, épuisé par les vagues de chaleur à répétition, soucieux de l’état de santé d’un jeune bébé, Marion raconte, dans ce nouvel épisode de Dialogue Citoyen, comment elle et sa famille ont décidé de quitter la région parisienne quelques jours pour s’extraire de la fournaise dans laquelle ils vivaient depuis des semaines.

Le

Financement de la hausse des OPEX par la Défense : « C’est un très mauvais signe » estime Christian Cambon
3min

Politique

L’impatience des sinistrés des incendies de l’été « Il faut accélérer les procédures » de reconstruction

L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.

Le

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le