Financement de la loi mobilité : « Il faut trouver une solution pour tenir nos engagements » déclare Elisabeth Borne
Invitée de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, la ministre des Transports, Elisabeth Borne revient ce matin sur le financement de la loi d'orientation des mobilités qui interroge les acteurs du secteur.

Financement de la loi mobilité : « Il faut trouver une solution pour tenir nos engagements » déclare Elisabeth Borne

Invitée de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, la ministre des Transports, Elisabeth Borne revient ce matin sur le financement de la loi d'orientation des mobilités qui interroge les acteurs du secteur.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La loi d'orientation des mobilités que le Sénat examinera en mars est-elle bien financée ? Dans un texte, un collectif de parlementaires en appel à l'exécutif pour assurer le financement la loi mobilités. Hier le sénateur PS, Olivier Jacquin s’est dit « inquiet face au manque de financement de cette loi (…) On se trouve avec une boîte à outils qu’on n’a pas les moyens d’utiliser ».

« Je les remercie de se préoccuper du financement » réagit ce matin la ministre. Elle ajoute : « Une partie du financement des infrastructures pour 2019 repose sur les amendes radars. Il y a eu beaucoup de dégradations sur les radars et il faut trouver une solution pour 2019 pour tenir nos engagements. » Alors combien manque-t-il ? Elisabeth Borne répond : « On ne sait pas aujourd’hui combien il va manquer mais il faut s’assurer qu’on aura bien les ressources nécessaires pour tenir nos engagements en 2019. »

Le gouvernement prévoit d’ici à 2022 une hausse de 200 millions d’euros des recettes des amendes pour excès de vitesse affectées au financement des infrastructures de transport, selon Hervé Maurey, président centriste de la commission de l’Aménagement du territoire du Sénat. « Il fait état d'un document de Bercy que je ne connais pas. Je ne peux pas commenter tous les documents que les fonctionnaires de Bercy peuvent imaginer » affirme la ministre.

Elle conclut : « Cela doit nous interroger sur le fait de financer des politiques stratégiques et de long terme avec des ressources qui fluctuent et qu’on peut tous espérer qu’elles baissent. C’est important d’avoir des ressources pérennes pour financer ces infrastructures. »

Cdg-Express : le contrat de concession est signé

La confirmation du projet du Charles de Gaulle-Express a provoqué la colère d'élus et d'opposants, qui dénoncent l'impact du futur chantier sur le trafic ferroviaire. Elisabeth Borne confirme que le projet se fera : « Le contrat de concession, je l’ai signé comme je l’avais annoncé. C’est un projet qui est nécessaire. Aujourd’hui, la desserte entre Paris et l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle est majoritairement routière et donc on ne peut pas s’en satisfaire. »

La ministre assure qu’il « est exclu que ce projet se fasse au détriment des transports du quotidien et notamment des usagers du RER B. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Financement de la loi mobilité : « Il faut trouver une solution pour tenir nos engagements » déclare Elisabeth Borne
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Financement de la loi mobilité : « Il faut trouver une solution pour tenir nos engagements » déclare Elisabeth Borne
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le

Retailleau ok
7min

Politique

Bruno Retailleau veut rétablir les contrôles à la frontière espagnole : c’est le cas depuis 2015

Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.

Le