Financement libyen: Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, mis en examen
Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen vendredi dernier dans l'enquête sur des soupçons de...

Financement libyen: Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, mis en examen

Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen vendredi dernier dans l'enquête sur des soupçons de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Thierry Gaubert, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen vendredi dernier dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen pour la campagne 2007 de l'ex-président, a-t-on appris lundi de sources judiciaire et proche du dossier.

Placé en garde à vue jeudi, M. Gaubert a été mis en examen le lendemain pour "association de malfaiteurs", soupçonné d'avoir touché des fonds provenant du régime libyen de Kadhafi qui auraient pu alimenter la campagne de M. Sarkozy, selon ces sources qui confirment une information de l'hebdomadaire Le Point.

Par un réquisitoire supplétif signé fin janvier, le Parquet national financier avait élargi les investigations à ces faits d'"association de malfaiteurs", selon la source judiciaire.

Ce qui ouvre la voie à des mises en examen de nouveaux suspects ainsi qu'à une aggravation des poursuites contre les protagonistes déjà impliqués, dont M. Sarkozy.

Thierry Gaubert, 68 ans, fut collaborateur de Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier était au ministère du Budget dans le gouvernement d'Edouard Balladur (1993-1995).

Il est soupçonné d'avoir touché le 8 février 2006 un virement de 440.000 euros de la société Rossfield appartenant à l'intermédiaire Ziad Takieddine, autre mis en examen, comme l'avait dévoilé Mediapart en décembre dernier.

Selon le média en ligne, six millions d'euros de fonds libyens ont été perçus par Rossfield en 2006.

"M. Gaubert est mis en examen pour un financement politique comme dans l'affaire Karachi et, comme dans l'affaire Karachi, le parquet abandonnera cette thèse à l'audience", a réagi son avocat, Me François Esclatine, joint par l'AFP.

Lors du procès du volet financier de l'affaire Karachi en octobre, le parquet a en effet considéré que rien ne prouvait que M. Gaubert ait fait office de "mule" pour transporter 10 millions de francs vers le compte de la campagne d'Edouard Balladur, candidat malheureux de la présidentielle de 1995.

Le jugement du tribunal de Paris sur ce dossier doit être rendu le 22 avril.

Quant aux fonds versés en 2006 par Rossfield sur un compte aux Bahamas de M. Gaubert, ils ont été évoqués lors du procès en décembre de ce dernier et de son ex-épouse pour fraude fiscale et blanchiment, la décision étant attendue pour le 19 mars.

M. Gaubert avait justifié ce transfert de fonds par des investissements immobiliers en Colombie et réfuté tout lien avec la Libye.

Selon Le Point, il a concédé "avoir retiré en liquide, en plusieurs fois, une somme totale de 180.000 euros entre 2006 et 2007", pour financer son train de vie.

Les enquêteurs soupçonnent que cet argent aient pu abonder le budget de la campagne de Nicolas Sarkozy, au QG duquel ont circulé au moins 30.000 à 35.000 euros en liquide selon les investigations.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Militant Killed
5min

Politique

Marche en hommage à Quentin Deranque : quelles sont les règles pour interdire une manifestation ?

La marche prévue samedi à Lyon en hommage à Quentin Deranque, l’étudiant nationaliste frappé à mort il y a une semaine dans cette ville, fait craindre au maire écologiste Grégory Doucet « la présence de militants d’extrême droite » et demande son interdiction. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez a indiqué que l’évènement était autorisé. Quelles sont les règles en la matière ?

Le

France Militant Killed
2min

Politique

Mort de Quentin Deranque : le parquet requiert la mise en examen pour « homicide volontaire » de sept suspects

Lors d’une conférence de presse, jeudi, le procureur de Lyon Thierry Dran a requis la mise en examen de sept hommes pour « homicide volontaire » du militant nationaliste Quentin Deranque, frappé à mort en marge d’une conférence de l’eurodéputé LFI, Rima Hassan. Quatre des onze personnes interpellées, ont été remises en liberté.

Le