Finances publiques : « Je pense qu’une dissolution serait la meilleure manière de rendre la parole au peuple »  

Dans la matinale de Public Sénat, le député RN de l’Oise Philippe Ballard, a rappelé l’ultimatum posé par son parti au gouvernement sur les finances publiques. Le parti d’opposition donne un mois au gouvernement pour présenter un projet de loi de finances rectificatif.
Henri Clavier

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« La France va emprunter 275 milliards sur les marchés financiers », déplore Philippe Ballard qui, après la dégradation des projections de la trajectoire du déficit public, souhaite que le gouvernement prenne en compte ces évolutions. Après avoir adopté le projet de loi de finances pour 2024 grâce à l’article 49 alinéa 3, le gouvernement organisait, le 29 avril, un débat sur les finances publiques pour tenter d’apaiser les oppositions. Une supercherie selon l’élu RN qui qualifie le débat de « lunaire » pointant l’absence de vote pour conclure ce débat. 

Le RN donne un mois au gouvernement pour présenter un projet de loi de finances rectificatif

« On donne un mois au gouvernement pour qu’enfin on débatte un projet de loi de finances rectificatif », prévient Philippe Ballard qui met la pression sur le gouvernement avant les élections européennes, le 9 juin. Avant les élections, le RN veut profiter de cette occasion pour exposer ses propositions et combler un déficit cumulé de 96 milliards jusqu’en 2027 selon Jean-Philippe Tanguy. « Monsieur Macron a accru la dette de 1 000 milliards depuis 2017 », assure le député de l’Oise qui juge que les autres groupes d’opposition ne prennent pas leurs responsabilités. Si la menace venait à se concrétiser, une motion de censure pourrait être examinée quelques jours avant le scrutin européen. « On demande à LR : mais que pensez-vous réellement ? » lance le député de l’Oise qui estime que le parti d’Éric Ciotti devra faire plus que « gonfler les muscles sur les plateaux ». 

« Je pense qu’une dissolution serait la meilleure manière de rendre la parole au peuple », juge Philippe Ballard qui se défend d’instrumentaliser la campagne des européennes en se concentrant sur des thèmes nationaux.

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