François Baroin, chef de file LR pour les législatives, a dénoncé, vendredi à Saint-Florent (Haute-Corse), "l'incohérence" d'Edouard Philippe, qui, en matière de fiscalité, se fait "le porte-parole d'un projet" qu'il combattait il y a encore "trois semaines".
Le Premier ministre, qui a jugé "pas raisonnable" de baisser les impôts "pour tout le monde très vite", "soutient des candidats qui portent une augmentation des impôts spectaculaire avec la hausse de la CSG", a dit M. Baroin, en déplacement en Haute-Corse jusqu'à samedi.
Le Premier ministre français Edouard Philippe à Paris, le 31 mai 2017
AFP
Selon lui, "ça permet de mettre en lumière les différences d'approche: En Marche! penche à gauche, nos candidats portent une politique de droite et du centre" avec "une ambition très forte en matière de retraite".
"Nous voulons ouvrir le débat" sur la retraite à 65 ans, a-t-il ajouté. "Ca permettra justement d'augmenter les petites retraites et les pensions de réversion. Nous souhaitons ouvrir le jeu sur les 35 heures qui permettra également d'ouvrir de manière spectaculaire le cadre général avec en plus la défiscalisation qui soutiendra le pouvoir d'achat", a-t-il poursuivi devant la presse.
"Nous souhaitons la baisse des impôts. La France est le premier pays en Europe avec un taux de prélèvement obligatoire qui est insupportable. Les classes moyennes (...) ont été massacrées par Hollande et la hausse annoncée de la CSG, portée aujourd'hui par Edouard Philippe avec une incohérence qu'il lui appartient de résoudre, puisqu'il disait le contraire il y a encore trois semaines, est en situation aujourd'hui d'étouffer un peu plus la consommation et le pouvoir d'achat des Français", a-t-il dit.
Le projet d'En Marche! prévoit une hausse de 1,7% de la CSG, pour compenser la baisse des cotisations salariales (assurances chômage, assurance maladie).
Les Républicains, qui ont supprimé de leur projet la hausse de la TVA prévue dans le projet Fillon, y sont opposés.
Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.
À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.
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Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.