Florence Parly défend l’accord iranien et le Tchad à Washington
La ministre française des Armées Florence Parly a défendu les mérites de l'accord sur le nucléaire iranien et l'importance du...

Florence Parly défend l’accord iranien et le Tchad à Washington

La ministre française des Armées Florence Parly a défendu les mérites de l'accord sur le nucléaire iranien et l'importance du...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre française des Armées Florence Parly a défendu les mérites de l'accord sur le nucléaire iranien et l'importance du Tchad dans le combat contre les islamistes lors d'une visite de deux jours à Washington.

"Il ne saurait être question de sortir de l'accord de Vienne négocié en 2015 dès lors que l'ensemble des conditions qui étaient requises de la part de l'Iran sont respectées, et elles sont respectées selon l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique), a indiqué Mme Parly à des journalistes à l'issue de sa visite.

La ministre a notamment transmis ce message au conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le général HR McMaster, alors que le président américain a refusé de "certifier" l'accord sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015, réclamé son durcissement par le Congrès et menacé d'un retrait des Etats-Unis si ses demandes n'étaient pas satisfaites.

Elle l'a également transmis à plusieurs membres du Congrès américain, notamment le sénateur républicain John McCain.

La ministre française a aussi indiqué avoir évoqué l'inscription du Tchad sur la liste des pays dont les ressortissants sont indésirables aux Etats-Unis, alors que c'est un pays allié de la France dans la lutte contre les groupes islamistes au Sahel.

"Nous avons évoqué le fait que le Tchad est un allié important, efficace, engagé dans cette zone du Sahel et que donc il faut aider le Tchad à répondre à l'ensemble des questions qui ont été posées par l'administration américaine", a-t-elle dit.

Washington reproche au Tchad de ne pas "partager des informations liées à la sécurité publique et au terrorisme, et de ne pas remplir au moins un critère de risque", selon le décret présidentiel sur le "Travel Ban", sans autre détail.

Interrogé sur ce point, le FBI a précisé à l'AFP que parmi les points de friction figurait notamment le type de passeport utilisé par le gouvernement tchadien.

Les Etats-Unis "s'engagent à coopérer avec le gouvernement tchadien pour corriger les faiblesses" identifiées, a précisé le FBI dans un communiqué.

Le Tchad, qui s'est montré déçu d'être visé par le décret migratoire du président Donald Trump, vient de retirer ses troupes du Niger voisin, où elles avaient été déployées pour lutter contre les islamistes du groupe Boko Haram.

Or une patrouille américano-nigérienne est tombée au début du mois dans un embuscade meurtrière au Niger, qui s'est soldée par la mort de quatre militaires américains des Forces spéciales et quatre soldats nigériens.

L'avenir des opérations militaires en Syrie après la chute de Raqa, et la Corée du Nord ont aussi figuré à l'agenda de Mme Parly.

La France, qui plaide pour une solution politique négociée en Syrie, tente de réunir un "groupe de contact" qui mettrait autour de la table l'opposition comme les représentants du régime syrien, les pays membres permanents du Conseil de sécurité, l'UE et les acteurs de la région comme le Liban, et associerait aussi l'Iran, proposition qui suscite l'hostilité des Américains.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Paris Emmanuel Macron Leads National Tribute Ceremony for Lionel Jospin at Les Invalides
3min

Politique

Sondage : Emmanuel Macron toujours aussi impopulaire, Sébastien Lecornu fléchit légèrement

À un an de la fin de son deuxième mandat, le chef de l’État est encore considéré comme un mauvais président par 74% des Français, selon le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat. Une impopularité chronique depuis la dissolution de 2024. Plus à son avantage, à 33% de popularité, Sébastien Lecornu voit sa cote légèrement baisser par rapport au mois dernier.

Le

Paris: Conseil des Ministres Elysee
3min

Politique

Sondage : la présidentielle a déjà commencé pour une majorité de Français, qui approuvent l’organisation de primaires pour désigner les candidats

70% des Français estiment que la campagne en vue de la présidentielle 2027 est déjà lancée, d’après le baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat. Une large majorité, tous bords politiques confondus, juge aussi positivement l’organisation de primaires pour départager les concurrents d’un même camp, tandis que leur choix se fera en « priorité » sur la base du programme et de la personnalité des candidats.

Le