Florence Parly défend l’accord iranien et le Tchad à Washington
La ministre française des Armées Florence Parly a défendu les mérites de l'accord sur le nucléaire iranien et l'importance du...

Florence Parly défend l’accord iranien et le Tchad à Washington

La ministre française des Armées Florence Parly a défendu les mérites de l'accord sur le nucléaire iranien et l'importance du...
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La ministre française des Armées Florence Parly a défendu les mérites de l'accord sur le nucléaire iranien et l'importance du Tchad dans le combat contre les islamistes lors d'une visite de deux jours à Washington.

"Il ne saurait être question de sortir de l'accord de Vienne négocié en 2015 dès lors que l'ensemble des conditions qui étaient requises de la part de l'Iran sont respectées, et elles sont respectées selon l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique), a indiqué Mme Parly à des journalistes à l'issue de sa visite.

La ministre a notamment transmis ce message au conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le général HR McMaster, alors que le président américain a refusé de "certifier" l'accord sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015, réclamé son durcissement par le Congrès et menacé d'un retrait des Etats-Unis si ses demandes n'étaient pas satisfaites.

Elle l'a également transmis à plusieurs membres du Congrès américain, notamment le sénateur républicain John McCain.

La ministre française a aussi indiqué avoir évoqué l'inscription du Tchad sur la liste des pays dont les ressortissants sont indésirables aux Etats-Unis, alors que c'est un pays allié de la France dans la lutte contre les groupes islamistes au Sahel.

"Nous avons évoqué le fait que le Tchad est un allié important, efficace, engagé dans cette zone du Sahel et que donc il faut aider le Tchad à répondre à l'ensemble des questions qui ont été posées par l'administration américaine", a-t-elle dit.

Washington reproche au Tchad de ne pas "partager des informations liées à la sécurité publique et au terrorisme, et de ne pas remplir au moins un critère de risque", selon le décret présidentiel sur le "Travel Ban", sans autre détail.

Interrogé sur ce point, le FBI a précisé à l'AFP que parmi les points de friction figurait notamment le type de passeport utilisé par le gouvernement tchadien.

Les Etats-Unis "s'engagent à coopérer avec le gouvernement tchadien pour corriger les faiblesses" identifiées, a précisé le FBI dans un communiqué.

Le Tchad, qui s'est montré déçu d'être visé par le décret migratoire du président Donald Trump, vient de retirer ses troupes du Niger voisin, où elles avaient été déployées pour lutter contre les islamistes du groupe Boko Haram.

Or une patrouille américano-nigérienne est tombée au début du mois dans un embuscade meurtrière au Niger, qui s'est soldée par la mort de quatre militaires américains des Forces spéciales et quatre soldats nigériens.

L'avenir des opérations militaires en Syrie après la chute de Raqa, et la Corée du Nord ont aussi figuré à l'agenda de Mme Parly.

La France, qui plaide pour une solution politique négociée en Syrie, tente de réunir un "groupe de contact" qui mettrait autour de la table l'opposition comme les représentants du régime syrien, les pays membres permanents du Conseil de sécurité, l'UE et les acteurs de la région comme le Liban, et associerait aussi l'Iran, proposition qui suscite l'hostilité des Américains.

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