Paris: Passation Gabriel Attal et nouveau Premier Ministre Michel Barnier
Passation de pouvoir entre Gabriel Attal Premier ministre sortant et Michel Barnier du parti Les Republicains nouveau Premier Ministre du gouvernement d Emmanuel Macron le 5 septembre 2024, a l hotel de Matignon a Paris. Paris, FRANCE - 05/09/2024 Transfer of power between Gabriel Attal, outgoing Prime Minister, and Michel Barnier of Les Republicains party new Prime Minister of Emmanuel Macron s government on September 5, 2024, at the Hotel de Matignon in Paris. Paris, FRANCE - 05/09/2024//04HARSIN_PASSATIONATTALBARNIER059/Credit:ISA HARSIN/SIPA/2409052021

Après une journée de flottement, Michel Barnier finalement présent aux journées parlementaires d’Horizons et d’Ensemble pour la République

Alors que se tiennent mardi et mercredi les journées parlementaires des groupes Ensemble pour la République et Horizons, une incertitude planait sur la venue du Nouveau Premier ministre. Le parti d’Edouard Philippe a envoyé une invitation à Michel Barnier. Du côté du groupe Ensemble pour la République dirigé par Gabriel Attal, on semblait vouloir garder ses distances.
Simon Barbarit

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Une semaine qui pourrait s’avérer décisive pour le nouveau locataire de Matignon qui poursuit ses consultations pour composer son gouvernement. Les Républicains, un parti dont est issu Michel Barnier, lui ont réservé un accueil cordial mais ont posé leurs conditions à une participation au nouvel exécutif.

Chez Horizons, un soutien enthousiaste a accompagné la nomination du nouveau chef du gouvernement. Le parti d’Edouard Philippe a joint le geste à la parole en conviant Michel Barnier aux journées parlementaires du parti à Reims mercredi 11 septembre, « C’est une très bonne chose. Nous devons acter qu’il n’y a plus de majorité présidentielle. Le pouvoir s’est déplacé au Parlement. Rien ne pourra se décider sans l’Assemblée et le Sénat », appuie Franck Dhersin, sénateur Horizons du Nord. Au moment de l’écriture de ces lignes, la venue de Michel Barnier n’a pas été confirmée.

Edit à 19h28. Selon plusieurs sources parlementaires, le Premier ministre sera finalement bien présent à Reims

Horizons apporte « un soutien actif » au Premier ministre

Sur LCI, le président du groupe République et Territoire (Horizons), Claude Malhuret a indiqué que son groupe et celui de l’Assemblée ne comptaient « pas faire la fine bouche ». « Si Michel Barnier souhaite que nous ayons des représentants au gouvernement, nous irons sans doute ».

« A titre personnel, je suis favorable à la présence de Michel Barnier à nos journées parlementaires. Cela s’inscrirait dans un soutien actif de notre part au Premier ministre. Depuis les dernières législatives, nous avons toujours dit que nous souhaitions participer à une coalition allant de la gauche sociale et démocrate aux Républicains », rappelle le sénateur Horizons, Emmanuel Capus.

Du côté du groupe parlementaire Ensemble pour la République, le positionnement vis-à-vis du nouveau Premier ministre est moins clair, voire contradictoire. « Ni volonté de blocage, ni soutien inconditionnel » au gouvernement de Michel Barnier avait assuré Gabriel Attal à ses troupes dans un message adressé aux députés de son camp, vendredi, tout en n’excluant pas pour autant une « participation au gouvernement ». Ce lundi, le flou régnait aussi autour de l’invitation de Michel Barnier aux journées parlementaires du parti à Rosny sur Seine, mardi 10 septembre. Invité de Sud Radio, le prédécesseur de Gabriel Attal, le député de Paris, Sylvain Maillard, s’est quelque peu emmêlé les pinceaux sur le sujet. « Le Premier ministre, a priori, viendra », a-t-il d’abord affirmé avant de préciser ne pas savoir s’il était invité. « C’est en discussion. Je ne suis plus à la présidence du groupe […] En tout cas, ce qui est certain, c’est que nous voulons accompagner (le gouvernement) et que ce soit un succès », a-t-il assuré.

Selon les informations de nos collègues de LCP, dans un message aux députés d’Ensemble pour la République Gabriel Attal annoncé que Michel Barnier  viendra pour « une première rencontre avec le groupe » lors de la journée parlementaire.

« Il faut laisser les élus Renaissance digérer »

Mais chez certains parlementaires Renaissance, le soutien à Michel Barnier ne va pas de soi. Le patron du groupe RDPI (Renaissance), François Patriat indiquait la semaine dernière attendre « de voir la composition du gouvernement et son discours de politique générale pour affûter (s)on jugement » sur le nouveau chef du gouvernement. Dans les colonnes de Libération, le ministre démissionnaire chargé de l’Industrie et de l’Energie, figure de l’aile gauche de la macronie, Roland Lescure prévient que sa confiance « ne sera pas automatique ». « Je serai vigilant à ce qu’on ne succombe pas à des emplettes issues du programme du RN […] Si on doit aller piocher dans le programme du RN, ce sera sans moi », met-il en garde.

Le sénateur Renaissance de l’Isère, Didier Rambaud ne s’inscrit pas non plus a priori dans la nouvelle majorité. « Désormais, nous avons une position plus libre et plus autonome ». Lui aussi attend de voir la composition du gouvernement et le discours de politique générale. « Je serais attentif. Par exemple, un durcissement de la loi immigration sera ma ligne rouge ».

« Il faut laisser les élus Renaissance digérer. A eux de voir s’ils veulent aller contre leur président de la République parce que si le gouvernement tombe, la victime principale, ce sera quand même Emmanuel Macron », conclut Franck Dhersin.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
10min

Politique

« Il faut qu’il abatte son jeu et rentre sur le terrain » : Bruno Retailleau pourrait être candidat officiel des LR pour 2027 dès dimanche

Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.

Le

Après une journée de flottement, Michel Barnier finalement présent aux journées parlementaires d’Horizons et d’Ensemble pour la République
4min

Politique

Loi-cadre sur les transports : « Nous allons donner des moyens supplémentaires pour investir dans les transports », promet le ministre Philippe Tabarot

Alors que le projet de loi-cadre sur les transports est examiné en séance au Sénat, Philippe Tabarot a égrené les grandes lignes de « son » texte, jeudi 16 avril, au micro de Public Sénat. Le ministre des transports veut assurer la pérennité des financements du secteur, notamment via les recettes des péages autoroutiers et un nouveau contrat avec SNCF Réseau.

Le

Marine Le Pen and Jordan Bardella Hold Campaign Rally in Chalons-en-Champagne
6min

Politique

Présidentielle : « Une inclinaison libérale plus prononcée au RN, incarnée par Jordan Bardella, ne sera pas forcément de nature à rebuter son électorat »

Jeudi et vendredi, les cadres du RN se retrouvent dans un lieu secret pour « un séminaire présidentiel ». Le parti, qui est toujours suspendu à la décision de la Cour d’appel sur l’inéligibilité de Marine Le Pen, n’est pas encore tout à fait en ordre de marche. Au fil des mois, Jordan Bardella semble s’éloigner de la ligne souverainiste et étatiste prônée lors des précédentes campagnes présidentielles. Faut-il y voir un antagonisme ou une manière d'accéder à un dernier territoire de conquête électorale ?

Le