FN: la question monétaire « pas prioritaire » pour Bay
Nicolas Bay, secrétaire général du FN, a assuré lundi que "la question monétaire" n'était "pas prioritaire" dans la ligne du...

FN: la question monétaire « pas prioritaire » pour Bay

Nicolas Bay, secrétaire général du FN, a assuré lundi que "la question monétaire" n'était "pas prioritaire" dans la ligne du...
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Nicolas Bay, secrétaire général du FN, a assuré lundi que "la question monétaire" n'était "pas prioritaire" dans la ligne du parti, contrairement à la "souveraineté territoriale", quand le vice-président Florian Philippot a lui appelé à "une ligne d'ouverture".

"La question monétaire est une question qui n'est pas prioritaire", a déclaré M. Bay sur RFI, assurant que "la priorité aujourd'hui c'est clairement de retrouver notre souveraineté territoriale et la maîtrise de nos frontières".

"On a voulu réduire notre projet à la seule question économique. Et notre projet économique à la seule question monétaire", a-t-il dénoncé, s'exprimant entre autres sur le projet de réforme du code du travail.

"Nous savons bien sûr qu'il faudrait réformer le code du travail, qui est aujourd'hui pléthorique et crée beaucoup de contraintes pour nos entreprises", a-t-il affirmé, mais appelant à "baisser la fiscalité et réduire les contraintes administratives", plutôt qu'à "fragiliser les salariés".

Interrogé à son tour sur LCI, le vice-président du parti Florian Philippot a lui appelé à ne pas parler "que" des sujets de sécurité et d'immigration, bien que le sujet soit "extrêmement important".

"Nous sommes d'ailleurs extrêmement identifiés sur le sujet. Demandez à un seul Français si le FN ne parle pas assez de l'immigration il va vous rire au nez", a souligné l'eurodéputé, assurant défendre "la ligne que porte Marine Le Pen, c'est-à-dire une ligne d'ouverture, une ligne où on parle de tous les sujets".

Citant comme des sujets "très intéressants" les "états généraux de l'alimentation", ou encore la "journée du dépassement" (cette année le 2 août, date à laquelle on considère que l'humanité a consommé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an, ndlr), M. Philippot a appelé son parti à "défendre un projet de société patriote".

"C’est peut-être plus là-dessus qu'on doit insister. C'est peut-être le rôle de mon association", a ajouté celui qui a fondé en mai l'association Les Patriotes, s'attirant alors les critiques de certains responsables FN.

"Ca permet de faire bouillonner les idées", a-t-il justifié, avant de réfuter toute envie de quitter le parti: "je suis très bien là où je suis".

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