FN: Philippot défend la « dédiabolisation », un « piège à cons » pour Collard
Florian Philippot, vice-président du Front national, a défendu mercredi sur LCI la "dédiabolisation", stratégie de Marine Le Pen...

FN: Philippot défend la « dédiabolisation », un « piège à cons » pour Collard

Florian Philippot, vice-président du Front national, a défendu mercredi sur LCI la "dédiabolisation", stratégie de Marine Le Pen...
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Florian Philippot, vice-président du Front national, a défendu mercredi sur LCI la "dédiabolisation", stratégie de Marine Le Pen depuis le début des années 2000, face au député du Gard Gilbert Collard qui l'a qualifiée de "piège à cons".

"Il a dit, Gilbert Collard, que la +dédiabolisation+ était un +piège à cons+. Je suis en total désaccord avec ça", a affirmé M. Philippot sur LCI.

"Je rappelle que c'est la +dédiabolisation+ qui a permis qu'il n'y ait pas de manifestation majeure dans l'entre-deux tours, comme en 2002. Ca nous a permis d'exploser nos scores. Ca permet à nos militants de pas se faire taper ou cracher dessus, en tout cas moins souvent qu'il y a 15 ou 20 ans, quand ils sont sur les marchés. Ca permet d'écarter les accusations infamantes et insupportables de racisme et d'antisémitisme, que nous combattons", a estimé l'eurodéputé, contesté au sein du Front national.

"Je suis en total désaccord avec cette phrase et je pense qu'elle est inquiétante", a-t-il encore insisté.

Lundi, sur Sud Radio, M. Collard avait affirmé avoir "fait une véritable révolution copernicienne. J'ai toujours été un partisan de la +dédiabolisation+, eh bien c'est un piège à cons."

"De toute manière", s'est-il expliqué, "ils ne cesseront de nous diaboliser, car ils ont besoin absolument de nous mettre sur le côté pour continuer à combiner entre eux, on est le repoussoir pour leur permettre d'aller les uns et les autres dans leurs propres bras".

"Donc la diabolisation, même si on voulait nous canoniser, elle continuerait à exister, car c'est un instrument politique majeur de la domination du pouvoir par la classe en place, le système en place", a encore dit l'avocat.

Sur LCI, M. Philippot, alors qu'on lui demandait si Marine Le Pen le traitait de manière "injuste" depuis la présidentielle, a répondu : "Ce n'est pas le cas".

"Mon raisonnement est simple: j'ai beaucoup de respect pour Marine. Je raisonne pas de cette manière-là. Si un jour, j'avais le sentiment de ne plus défendre mes convictions dans un parti politique parce qu'il ne serait plus patriote, plus souverainiste ou qu'il serait monomaniaque, j'irais ailleurs, ou je ferais autre chose, mais pour le moment le FN semble rester patriote et souverainiste", a ajouté l'eurodéputé.

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