Fonctionnaires: Darmanin refuse une approche « comptable »
Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, notamment chargé de la fonction publique, s'est montré ferme...

Fonctionnaires: Darmanin refuse une approche « comptable »

Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, notamment chargé de la fonction publique, s'est montré ferme...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, notamment chargé de la fonction publique, s'est montré ferme mardi sur l'objectif de réduction de 120.000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, tout en refusant une approche "comptable".

Alors qu'il s'apprêtait à recevoir, mardi, les principales organisations syndicales de fonctionnaires, M. Darmanin a rappelé sur RTL que la réduction de 120.000 postes de fonctionnaires était "un engagement du président de la République" et qu'il "sera(it) tenu, mais pas de manière comptable (...) c'est-à-dire en discutant avec les syndicats".

"Quelle est la modernisation de l'Etat que nous voulons? Comment la numérisation, comment l'accès aux services publics, comment la répartition des compétences des collectivités locales vont permettre de moderniser la fonction publique?", a-t-il poursuivi. "Comment peut-on aussi écouter des fonctions publiques qui sont en souffrance? Je pense à une partie de la fonction publique hospitalière, le personnel soignant".

"Nous sommes aujourd'hui en train de discuter, on va avoir un certain nombre de constats", a indiqué le ministre, soulignant: "On ne supprime pas des fonctionnaires, on supprime des postes de fonctionnaires, il faut voir avec eux comment moderniser la fonction publique et c'est avec eux qu'on le fera".

M. Darmanin s'est dit "fier" d'être le ministre des agents du service public, qui sont "l'ossature de la République".

Il doit rencontrer neuf organisations syndicales de fonctionnaires jusqu'à lundi, en commençant ce mardi par la CGT, premier syndicat représentatif chez les fonctionnaires, puis la CFDT (deuxième), FO (3e) et la FSU (5e mais première chez les enseignants).

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le