Fonctionnaires: Darmanin refuse une approche « comptable »
Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, notamment chargé de la fonction publique, s'est montré ferme...

Fonctionnaires: Darmanin refuse une approche « comptable »

Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, notamment chargé de la fonction publique, s'est montré ferme...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, notamment chargé de la fonction publique, s'est montré ferme mardi sur l'objectif de réduction de 120.000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, tout en refusant une approche "comptable".

Alors qu'il s'apprêtait à recevoir, mardi, les principales organisations syndicales de fonctionnaires, M. Darmanin a rappelé sur RTL que la réduction de 120.000 postes de fonctionnaires était "un engagement du président de la République" et qu'il "sera(it) tenu, mais pas de manière comptable (...) c'est-à-dire en discutant avec les syndicats".

"Quelle est la modernisation de l'Etat que nous voulons? Comment la numérisation, comment l'accès aux services publics, comment la répartition des compétences des collectivités locales vont permettre de moderniser la fonction publique?", a-t-il poursuivi. "Comment peut-on aussi écouter des fonctions publiques qui sont en souffrance? Je pense à une partie de la fonction publique hospitalière, le personnel soignant".

"Nous sommes aujourd'hui en train de discuter, on va avoir un certain nombre de constats", a indiqué le ministre, soulignant: "On ne supprime pas des fonctionnaires, on supprime des postes de fonctionnaires, il faut voir avec eux comment moderniser la fonction publique et c'est avec eux qu'on le fera".

M. Darmanin s'est dit "fier" d'être le ministre des agents du service public, qui sont "l'ossature de la République".

Il doit rencontrer neuf organisations syndicales de fonctionnaires jusqu'à lundi, en commençant ce mardi par la CGT, premier syndicat représentatif chez les fonctionnaires, puis la CFDT (deuxième), FO (3e) et la FSU (5e mais première chez les enseignants).

Partager cet article

Dans la même thématique

Fonctionnaires: Darmanin refuse une approche « comptable »
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le