Fonctionnaires: Darmanin refuse une approche « comptable »
Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, notamment chargé de la fonction publique, s'est montré ferme...

Fonctionnaires: Darmanin refuse une approche « comptable »

Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, notamment chargé de la fonction publique, s'est montré ferme...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, notamment chargé de la fonction publique, s'est montré ferme mardi sur l'objectif de réduction de 120.000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, tout en refusant une approche "comptable".

Alors qu'il s'apprêtait à recevoir, mardi, les principales organisations syndicales de fonctionnaires, M. Darmanin a rappelé sur RTL que la réduction de 120.000 postes de fonctionnaires était "un engagement du président de la République" et qu'il "sera(it) tenu, mais pas de manière comptable (...) c'est-à-dire en discutant avec les syndicats".

"Quelle est la modernisation de l'Etat que nous voulons? Comment la numérisation, comment l'accès aux services publics, comment la répartition des compétences des collectivités locales vont permettre de moderniser la fonction publique?", a-t-il poursuivi. "Comment peut-on aussi écouter des fonctions publiques qui sont en souffrance? Je pense à une partie de la fonction publique hospitalière, le personnel soignant".

"Nous sommes aujourd'hui en train de discuter, on va avoir un certain nombre de constats", a indiqué le ministre, soulignant: "On ne supprime pas des fonctionnaires, on supprime des postes de fonctionnaires, il faut voir avec eux comment moderniser la fonction publique et c'est avec eux qu'on le fera".

M. Darmanin s'est dit "fier" d'être le ministre des agents du service public, qui sont "l'ossature de la République".

Il doit rencontrer neuf organisations syndicales de fonctionnaires jusqu'à lundi, en commençant ce mardi par la CGT, premier syndicat représentatif chez les fonctionnaires, puis la CFDT (deuxième), FO (3e) et la FSU (5e mais première chez les enseignants).

Partager cet article

Dans la même thématique

Fonctionnaires: Darmanin refuse une approche « comptable »
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le