Fonctionnaires: Macron envisage des « non-renouvellements »
Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, a déclaré vendredi que des "non-renouvellements" de fonctionnaires étaient ...

Fonctionnaires: Macron envisage des « non-renouvellements »

Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, a déclaré vendredi que des "non-renouvellements" de fonctionnaires étaient ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, a déclaré vendredi que des "non-renouvellements" de fonctionnaires étaient "inévitables" au nom de la modernisation, tout en annonçant des recrutements dans la police, la sécurité, l'éducation, et un maintien des effectifs hospitaliers.

"Je vais embaucher des fonctionnaires dans la police, la sécurité, dans l'Éducation nationale et on n'en supprimera pas dans la fonction publique hospitalière qui en a besoin", a déclaré l'ancien ministre de l’Économie à l'antenne de Radio Classique.

"Il y a des non-renouvellements qui peuvent être faits dans d'autres secteurs et qui sont inévitables parce qu'on va moderniser", a-t-il cependant ajouté.

"Ce sera secteur par secteur. Il y aura un chiffre, un sérieux budgétaire, une méthode et une crédibilité, (...) et on reste dans nos engagements européens (sur le déficit, ndlr)", a assuré M. Macron, qui doit annoncer le chiffrage de son programme le 22 février, et l'intégralité de ses mesures le 2 mars.

M. Macron a également défendu sa proposition de transformation de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF): "Je ne change rien sur la partie immobilière. Vous avez le même seuil qu'aujourd'hui, les mêmes abattements. Je ne vais pas me mettre à taxer les œuvres d'art ou autres, toutes les exonérations existantes sont maintenues", a-t-il assuré.

"Je sors de l'assiette de l'impôt sur la fortune tout ce qui est détention de titre, de part d'entreprise, et de ce qui finance l'activité économique", a-t-il développé, disant avoir "besoin de femmes et d'hommes qui entreprennent, qui investissent dans l'activité économique".

"Qui paye l'ISF? Pas les gens du CAC 40", a-t-il avancé. "Avec le système actuel ils n'ont pas besoin de se servir des revenus, ils vivent sur de l'endettement qu'ils ont constitué, ils ont des montages qui leur permettent de ne pas payer l'ISF", a-t-il analysé.

"Qui paye l'ISF? Les gens riches ou moyennement riches, qui ont besoin de revenus (...) et ne peuvent pas optimiser", a-t-il assuré. "Quelle est la conséquence? Les gens qui entreprennent qui créent de la valeur dans le pays ou qui pourraient en créer, partent parce qu'ils ne veulent pas le payer", a-t-il expliqué.

Enfin le candidat d'En Marche! s'est fermement défendu d'être "le candidat du CAC 40".

"S'il y a un candidat du CAC 40, il est pas devant, c'est François Fillon (...) quand je vois son programme", a-t-il lancé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Fonctionnaires: Macron envisage des « non-renouvellements »
4min

Politique

Présidentielle 2027 : « Je pense que François Hollande ne sera pas candidat », prédit Pierre Jouvet

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le secrétaire général du Parti socialiste Pierre Jouvet s'est montré confiant sur le bon déroulement de la primaire organisée entre le Parti socialiste et Place publique, qui désignera un candidat de son camp dans un mois. Une primaire à laquelle ne participera pas l'ancien chef de l'État, François Hollande, qui « n'a pas d'espace politique », selon lui.

Le

Aspartame demande d interdiction par la Ligue contre le cancer Foodwatch et Yuka
5min

Politique

Consigne pour recyclage des bouteilles plastiques : le Sénat se félicite de l'abandon du projet par le gouvernement

Vendredi, le gouvernement a, finalement, décidé de ne pas imposer la consigne pour le recyclage des bouteilles en plastique. Une décision qui « répond aux inquiétudes légitimes exprimées de manière constante par le Sénat et les collectivités territoriales », a réagi, dans un communiqué, la commission de l'aménagement du territoire de la chambre haute.

Le

Stephanie RIST, premier vaccination grippe
6min

Politique

Santé : un rapport de la Cour des comptes pointe un manque de connaissance de la situation vaccinale des Français

Lors d'une conférence de presse organisée à l'hôpital Necker à Paris, la première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, a présenté un rapport sur la politique de vaccination en France depuis 2018. Elle recommande une plus grande mobilisation de l'ensemble des professionnels de santé et le déploiement d'un carnet numérique vaccinal complet.

Le