Forces de l’ordre « barbares »: une centaine de policiers rassemblés devant le siège de LFI
Une centaine de policiers se sont rassemblés à l'appel du syndicat Alliance, jeudi en fin de matinée, devant le siège de la France Insoumise...

Forces de l’ordre « barbares »: une centaine de policiers rassemblés devant le siège de LFI

Une centaine de policiers se sont rassemblés à l'appel du syndicat Alliance, jeudi en fin de matinée, devant le siège de la France Insoumise...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Une centaine de policiers se sont rassemblés à l'appel du syndicat Alliance, jeudi en fin de matinée, devant le siège de la France Insoumise pour dénoncer les propos de son chef de file, Jean-Luc Mélenchon, qui a qualifié de "barbares" les forces de l'ordre, a constaté une journaliste de l'AFP.

"C'est un signal important. C'est la première fois que nous manifestons devant le siège d'un parti politique. Maintenant ça suffit, il faut que les provocations de M. Mélenchon cessent", a déclaré Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat de gardiens de la paix et gradés.

Des membres du syndicat policier Alliance manifestent devant le siège du parti La France Insoumise le 26 septembre 2019
Des membres du syndicat policier Alliance manifestent devant le siège du parti La France Insoumise le 26 septembre 2019
AFP

"Depuis des mois il y a une haine anti-flic, maintenant c'est de la part d'un député, c'est inadmissible", a ajouté M. Vanhemelryck au milieu des drapeaux et ballons gonflables estampillés Alliance, à quelques mètres du siège de LFI.

"C'est maintenant à la justice d'apprécier l'infraction mais nous nous porterons partie civile", a annoncé le syndicaliste après l'annonce par Christophe Castaner du prochain signalement à la justice des propos incriminés.

"Je ferai ce que l'on appelle un article 40 et je demanderai au procureur de la République, comme je le fais chaque fois que les policiers sont mis en cause, d'étudier et de voir la faisabilité d'une poursuite", a déclaré le ministre jeudi sur RTL.

Sur des vidéos tournées lors de la manifestation contre la réforme des retraites mardi à Paris, M. Mélenchon discute avec des manifestants affirmant avoir été victimes de violences policières lors de la Marche pour le climat samedi: "Oui, oui, C'est des barbares, soyez prudents, parce qu'ils ne s'arrêtent plus maintenant", leur répond le leader de LFI.

Ces propos ont immédiatement fait réagir des syndicats de policiers, le ministre de l'Intérieur, son secrétaire d'Etat et le préfet de police de Paris.

Face aux policiers, une dizaine de "gilets jaunes" étaient également présents et interpellaient les agents en brandissant des pancartes portant des slogans tels que "mensonge d'Etat, Castaner coupable" ou encore les portraits de Steve Maia Caniço et Zineb Redouane.

"Nous faisons face aux policiers, je ne suis pas de la France Insoumise mais ils manifestent parce que Mélenchon les a traités de barbares sauf que c'est le cas. Ce sont des barbares. J'assiste tous les samedis (aux manifestations de "gilets jaunes"), je ne suis pas black bloc et je vois des gens se prendre des coups, être trainés par terre", a fait valoir Corinne qui se présente comme "gilet jaune".

"Ils sont l'instrument de M. Macron contre les citoyens", a-t-elle ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le