Forêt amazonienne: une délégation de Guyane avec Macron à l’ONU
Une délégation de la Guyane accompagnera Emmanuel Macron au sommet spécial climat lundi prochain à l'ONU, où il annoncera son...

Forêt amazonienne: une délégation de Guyane avec Macron à l’ONU

Une délégation de la Guyane accompagnera Emmanuel Macron au sommet spécial climat lundi prochain à l'ONU, où il annoncera son...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Une délégation de la Guyane accompagnera Emmanuel Macron au sommet spécial climat lundi prochain à l'ONU, où il annoncera son plan pour la forêt amazonienne, a annoncé mardi la ministre des Outre-mer à l'Assemblée nationale.

Fin août, le président français avait fait des incendies qui dévastent actuellement la forêt amazonienne, notamment au Brésil, l'une des priorités du sommet du G7 à Biarritz. "Nous sommes tous concernés. La France l'est sans doute encore plus que d'autres autour de cette table, puisque nous sommes amazoniens" avec la Guyane, avait-il dit.

La Guyane, située dans l'est de l'Amazonie, est couverte à 98% de forêts.

La délégation guyanaise, menée par le président de la collectivité de Guyane Rodolphe Alexandre, comprendra également le président du Grand conseil coutumier des populations amérindiennes et bushinengé de Guyane, Sylvio Van Der Pijl. En fera également partie le président du parc amazonien, le plus grand parc de l'Union européenne qui couvre 34.000 km2, a indiqué Mme Girardin en réponse à la députée LREM Jennifer de Temmerman.

La présence d'une telle délégation "est une grande première et c'est important. (...) J'ai toujours dit que les territoires d'outre-mer étaient des territoires d'excellence, des territoires de solutions et c'est souvent à partir de ces territoires que nous pouvons rayonner dans l'ensemble du monde", a insisté la ministre.

Elle a précisé que "le plan pour la la forêt amazonienne" serait débattu mercredi à Matignon, au sein d'un comité interministériel outre-mer, présidé par le Premier ministre Edouard Philippe.

Fin août, la ministre et des élus de Guyane, ainsi que le président du Grand conseil coutumier, avaient signé une tribune commune, réclamant la création d'un fonds international "contre les feux de forêt et pour le reboisement".

Mais dans une autre tribune, le Grand conseil coutumier avait souligné que le feu n'était "pas le seul danger qui menace ou détruit l'Amazonie", pointant "l'extractivisme (exploitation industrielle de la nature)" qui "a une grande part de responsabilité".

Le Grand conseil coutumier avait notamment regretté qu'Emmanuel Macron ait "attribué 360.000 hectares de forêt aux multinationales minières en Guyane".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le