Formation, idées, Europe: Castaner veut faire accélérer LREM en 2018
Deux mois après son élection à la tête de La République en marche, Christophe Castaner a dessiné vendredi la feuille de route pour 2018 d'un...

Formation, idées, Europe: Castaner veut faire accélérer LREM en 2018

Deux mois après son élection à la tête de La République en marche, Christophe Castaner a dessiné vendredi la feuille de route pour 2018 d'un...
Public Sénat

Par Jérémy MAROT

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Deux mois après son élection à la tête de La République en marche, Christophe Castaner a dessiné vendredi la feuille de route pour 2018 d'un parti encore en construction.

Si les axes de développement du parti d'Emmanuel Macron, fondé en avril 2016, ont été esquissés l'été dernier, leur mise en oeuvre a tardé, le temps notamment de doter La République en marche d'instance de direction.

Avec M. Castaner à la barre, LREM veut désormais être plus visible sur le terrain. "Je ne surprendrai personne en disant que je déteste l'indifférence", a ainsi plaisanté l'ancien porte-parole du gouvernement en adressant vendredi ses voeux à la presse.

Sur le terrain, cela va se matérialiser avec le départ le 24 mars de "la grande marche pour l'Europe" en vue des élections de juin 2019, réplique de la "grande marche" de l'été 2016 qui avait lancé la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron.

Le délégué général de La République en Marche Christophe Castaner, lors d'une conférence de presse à Paris, le 26 janvier 2018
Le délégué général de La République en Marche Christophe Castaner, lors d'une conférence de presse à Paris, le 26 janvier 2018
AFP

"Comme en 2016, nous irons à l’écoute de chacune et chacun", a assuré le délégué général de LREM, qui devra articuler cette initiative avec les "consultations citoyennes" voulues par Emmanuel Macron, partout en Europe.

Alors que la construction européenne est un des marqueurs du mouvement, il a aussi assuré que le mouvement conduirait une tournée "pour rencontrer l'ensemble des partis progressistes (européens), sans exclusive, sur la base du discours de La Sorbonne d'Emmanuel Macron" tenu fin septembre 2017.

Le délégué général a par ailleurs confirmé qu'une "task force" comprenant "une dizaine de personnes" et pilotée par le député Pieyre-Alexandre Anglade était mise en place.

Au niveau national, M. Castaner n'a pas donné d'indication précise sur la personnalité qui mènerait la liste pour le scrutin de juin. "De Daniel Cohn-Bendit à Alain Juppé dont j’ai entendu la volonté, nous voulons construire une force française de transformation pour l’Europe", a-t-il soufflé. Avant d'indiquer : "Il ne s'agit pas de dire qu'il y a un deal avec tel ou tel. Mais nous sommes ouverts (...) au renouvellement et au dépassement politique".

- Modeler les futurs candidats -

Sur les autres champs, "nous allons continuer à vous surprendre", a lancé Christophe Castaner. Dans les faits, il s'agit surtout de la poursuite des chantiers définis lors de la Convention du parti en juillet dernier.

LREM va ainsi inaugurer "au printemps 2018" son "Atelier des idées", sorte de think tank interne qui existe déjà de manière informelle autour d'une dizaine de groupes de travail.

"Avec ce foyer de réflexion, je veux m’assurer que nous serons capables de préparer toute la suite du quinquennat", a expliqué M. Castaner.

Un "institut de formation" verra aussi le jour cette année afin de modeler les futurs candidats LREM, notamment dans la perspective des municipales de 2020. Il complètera le programme "Action Talents" destiné à améliorer la compétence des futurs cadres du mouvement.

"Projets citoyens", c'est-à-dire des initiatives locales à mi-chemin entre l'engagement politique et citoyen; "Mooc", module de formation en ligne ouvert à tous; multiples "consultations" en amont des réformes du gouvernement: tout cela doit continuer à fleurir en 2018, a promis le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

Entouré d'une partie de son bureau exécutif, M. Castaner a dévoilé les différentes missions de chacun, réparties en 13 délégations.

Parmi celles-ci, le proche de M. Macron et ancien dirigeant de Capgemini Philippe Grangeon sera chargé des "relations avec le monde syndical et les autres partis politiques". Les députés Pierre Person et Marie Guévenoux, le sénateur François Patriat et l'ancienne sénatrice Bariza Khiara seront, eux, à la manoeuvre au sein d'un pôle territoire, hautement stratégique en vue des municipales.

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