Frais d’ambassadrice des pôles: Ségolène Royal visée par une enquête du parquet national financier
Le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire concernant l'usage fait par Ségolène Royal des moyens mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice des pôles, a-t-il annoncé mercredi à l'AFP, confirmant une information de franceinfo.

Frais d’ambassadrice des pôles: Ségolène Royal visée par une enquête du parquet national financier

Le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire concernant l'usage fait par Ségolène Royal des moyens mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice des pôles, a-t-il annoncé mercredi à l'AFP, confirmant une information de franceinfo.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007, qui occupe cette fonction bénévole depuis 2017, avait été mise en cause par franceinfo pour avoir utilisé à des fins personnelles --notamment la promotion d'un de ses livres-- l'enveloppe mise à sa disposition pour ses frais d'ambassadrice.

Chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique, elle dispose d'une enveloppe de 100.000 euros par an et de trois collaborateurs, financés par le ministère des Affaires étrangères.

Après l'enquête de franceinfo l'épinglant, elle avait réagi en dénonçant des "insinuations" selon elle "calomnieuses et diffamatoires".

L'ancienne ministre de l'Environnement est sur un siège éjectable, après avoir tancé à plusieurs reprises le gouvernement.

Mardi, elle a elle-même estimé avoir été licenciée, après avoir reçu un courrier des deux secrétaires généraux du Quai d'Orsay la sommant de taire ses critiques et envisageant de "mettre fin" à ses fonctions.

"Un prochain Conseil des ministres pourrait examiner le projet de décret mettant fin à vos fonctions d'ambassadrice", ajoute la lettre dont le Canard enchaîné a reproduit des extraits et que Mme Royal a elle-même publiée mardi sur sa page Facebook.

Elle sera "vraisemblablement" démise de ses fonctions lors du Conseil des ministres du vendredi 24 janvier, a appris l'AFP de source proche de l'exécutif.

Mme Royal en a déjà pris acte dans son message posté mardi: "Je comprends par cette lettre que le président de la République va mettre fin à mes fonctions à un prochain Conseil des ministres puisque je n'ai pas l'intention de renoncer à ma liberté d'opinion et d'expression garantis par la Constitution".

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Socialist Party figure at the Socialist Party summer camp
4min

Politique

Sénatoriales : après l’aval des socialistes en Seine-Maritime, l’accord national PS-Ecologistes n’est plus menacé

L’accord national entre les socialistes et les écologistes pour les sénatoriales a failli partir à vau-l’eau. Les réticences de la fédération PS de Seine-Maritime pour céder la deuxième place à une écologiste ont entraîné un bras de fer entre Verts et Roses. Bras de fer qui s’est soldé par un retour au calme et un gentlemen’s agreement entre les deux parties.

Le

Paris : Sarah Knafo – Meeting au Dome de Paris
8min

Politique

Présidentielle : Sarah Knafo, une campagne peut en cacher une autre

À quelques mois de la présidentielle de 2027, Sarah Knafo s’impose comme l’un des visages les plus en vue de Reconquête !. Omniprésente dans les médias, en librairie le 2 septembre avec « Le Casse du siècle », l’eurodéputée de 33 ans assure pourtant qu’Éric Zemmour reste le « candidat naturel » du parti. Une complémentarité revendiquée entre les deux, mais qui nourrit inévitablement une question, derrière la campagne de Éric Zemmour, Sarah Knafo prépare-t-elle aussi la sienne ?

Le

Bapteme du grand amphitheatre du ministere des Armees du nom de Pierre Messmer.
4min

Politique

Mort d’Édouard Balladur : « Serviteur exigeant de la France » pour Emmanuel Macron, « un mentor », salue Nicolas Sarkozy

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, rival honni de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, est décédé, lundi soir, à l’âge de 97 ans. « Un serviteur exigeant » pour la France », a salué Emmanuel Macron. « Un exemple, un mentor et un ami », pour Nicolas Sarkozy. De nombreux hommages lui ont été rendus de la part des responsables politiques.

Le