Frais de mandat des parlementaires: Transparency réclame « une réforme plus ambitieuse »
L'association Transparency International France appelle lundi à "une réforme plus ambitieuse" des frais de mandat des...

Frais de mandat des parlementaires: Transparency réclame « une réforme plus ambitieuse »

L'association Transparency International France appelle lundi à "une réforme plus ambitieuse" des frais de mandat des...
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L'association Transparency International France appelle lundi à "une réforme plus ambitieuse" des frais de mandat des parlementaires, avec de la "transparence" à la clé, à la suite des décisions récentes de l'Assemblée et du Sénat sur un contrôle.

"Le Parlement ne doit pas s’arrêter au milieu du gué. Le moyen le plus efficace de réformer les frais de mandat des parlementaires est d’en assurer la transparence. L’opacité nourrit la suspicion des citoyens et mine ainsi la confiance", estime le président de l'ONG, Marc-André Feffer, dans un communiqué.

"Des Etats-Unis aux pays scandinaves en passant par le Royaume-Uni, de nombreux exemples étrangers montrent que cette transparence est possible et qu’elle n’entrave pas le fonctionnement de la démocratie", souligne Transparency, qui avance neuf recommandations, consistant principalement à "élargir le champ des dépenses remboursées sur justificatifs, et à garantir la qualité et l’indépendance des contrôles".

En application des lois de moralisation adoptées à l'été, Assemblée nationale puis Sénat ont décidé de nouvelles règles à compter de janvier pour les frais de mandat, fixés dans une liste, en s'appuyant principalement sur le principe d'une avance.

Les députés disposeront ainsi d'une "avance sur frais de mandat" de 5.373 euros comme l'ex-indemnité IRFM, dont 600 euros par mois pourront être dépensés sans justificatifs. L'avance pour les sénateurs s'élèvera à 5.900 euros, dont 885 euros utilisables sans justificatifs.

Personnalité indépendante, la déontologue de l'Assemblée, assistée de moyens internes, pratiquera un contrôle aléatoire sur 120 députés par an, les 577 élus devant garder leurs justificatifs et transmettre tous les ans leurs relevés bancaires.

Au Sénat, c'est le Comité de déontologie parlementaire, composé de sénateurs, qui assurera le contrôle, a posteriori et en s’appuyant sur un "tiers de confiance" désigné par le Conseil supérieur de l’Ordre des experts comptables. Chacun des 348 sénateurs devra faire l’objet au moins d’un contrôle pendant son mandat.

Selon le président de Transparency France, "la crédibilité du dispositif reposera sur l’indépendance des personnes effectuant les contrôles et les moyens qui leur seront alloués, mais aussi et surtout sur la volonté politique de prononcer des sanctions quand des manquements sont constatés".

Au-delà, "la transparence budgétaire du Parlement et des groupes politiques doit être rapidement assurée: l’opacité des comptes des groupes parlementaires est au cœur de plusieurs affaires qui sont désormais dans les mains de la justice", relève l'association, en référence notamment à l'enquête sur des soupçons de détournement de fonds publics au sein du groupe ex-UMP au Sénat.

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