Frais de mandat des parlementaires: Transparency réclame « une réforme plus ambitieuse »
L'association Transparency International France appelle lundi à "une réforme plus ambitieuse" des frais de mandat des...

Frais de mandat des parlementaires: Transparency réclame « une réforme plus ambitieuse »

L'association Transparency International France appelle lundi à "une réforme plus ambitieuse" des frais de mandat des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'association Transparency International France appelle lundi à "une réforme plus ambitieuse" des frais de mandat des parlementaires, avec de la "transparence" à la clé, à la suite des décisions récentes de l'Assemblée et du Sénat sur un contrôle.

"Le Parlement ne doit pas s’arrêter au milieu du gué. Le moyen le plus efficace de réformer les frais de mandat des parlementaires est d’en assurer la transparence. L’opacité nourrit la suspicion des citoyens et mine ainsi la confiance", estime le président de l'ONG, Marc-André Feffer, dans un communiqué.

"Des Etats-Unis aux pays scandinaves en passant par le Royaume-Uni, de nombreux exemples étrangers montrent que cette transparence est possible et qu’elle n’entrave pas le fonctionnement de la démocratie", souligne Transparency, qui avance neuf recommandations, consistant principalement à "élargir le champ des dépenses remboursées sur justificatifs, et à garantir la qualité et l’indépendance des contrôles".

En application des lois de moralisation adoptées à l'été, Assemblée nationale puis Sénat ont décidé de nouvelles règles à compter de janvier pour les frais de mandat, fixés dans une liste, en s'appuyant principalement sur le principe d'une avance.

Les députés disposeront ainsi d'une "avance sur frais de mandat" de 5.373 euros comme l'ex-indemnité IRFM, dont 600 euros par mois pourront être dépensés sans justificatifs. L'avance pour les sénateurs s'élèvera à 5.900 euros, dont 885 euros utilisables sans justificatifs.

Personnalité indépendante, la déontologue de l'Assemblée, assistée de moyens internes, pratiquera un contrôle aléatoire sur 120 députés par an, les 577 élus devant garder leurs justificatifs et transmettre tous les ans leurs relevés bancaires.

Au Sénat, c'est le Comité de déontologie parlementaire, composé de sénateurs, qui assurera le contrôle, a posteriori et en s’appuyant sur un "tiers de confiance" désigné par le Conseil supérieur de l’Ordre des experts comptables. Chacun des 348 sénateurs devra faire l’objet au moins d’un contrôle pendant son mandat.

Selon le président de Transparency France, "la crédibilité du dispositif reposera sur l’indépendance des personnes effectuant les contrôles et les moyens qui leur seront alloués, mais aussi et surtout sur la volonté politique de prononcer des sanctions quand des manquements sont constatés".

Au-delà, "la transparence budgétaire du Parlement et des groupes politiques doit être rapidement assurée: l’opacité des comptes des groupes parlementaires est au cœur de plusieurs affaires qui sont désormais dans les mains de la justice", relève l'association, en référence notamment à l'enquête sur des soupçons de détournement de fonds publics au sein du groupe ex-UMP au Sénat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Frais de mandat des parlementaires: Transparency réclame « une réforme plus ambitieuse »
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le