France et Chine doivent jouer une même « partition » sur la guerre commerciale pour Edouard Philippe
France et Chine doivent jouer une même "partition" pour "un multilatéralisme fort" et modernisé sous peine de voir "le désordre s...

France et Chine doivent jouer une même « partition » sur la guerre commerciale pour Edouard Philippe

France et Chine doivent jouer une même "partition" pour "un multilatéralisme fort" et modernisé sous peine de voir "le désordre s...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

France et Chine doivent jouer une même "partition" pour "un multilatéralisme fort" et modernisé sous peine de voir "le désordre s'installer", dans un contexte de guerre commerciale avec les Etats-Unis, a plaidé dimanche Edouard Philippe à Pékin.

"Nous devons travailler avec la Chine à la mise en place d'un multilatéralisme fort, sans angélisme, sans naïveté, mais ferme et juste", a déclaré le Premier ministre devant les étudiants de l'université Tsinghua.

"Si ensemble nous ne jouons pas notre partition, alors les fausses notes pourraient se multiplier et le désordre s'installer. C'est donc une tâche historique qui nous incombe", a prévenu M. Philippe.

Alors que Washington a ouvert plusieurs fronts dans sa guerre commerciale avec la Chine, l'Union européenne ou encore le Canada, M. Philippe a pointé "les faiblesses" du "cadre multilatéral" actuel.

"Nous croyons au bien-fondé et à la sagesse des normes internationales". Mais "ces normes il faut bien sûr les actualiser, les modeler à l'aune des nouveaux défis" en coopération avec la Chine qui doit jouer en la matière "un rôle de leader", a souligné le Premier ministre, en citant "le numérique" ou encore "la transformation climatique".

"Face à des tensions commerciales croissantes", la France entend "préserver le système commercial multilatéral" et refuse "toutes les mesures qui transgressent dangereusement les règles de coopération longuement élaborées". Ces règles, "nous devons les défendre, nous devons les faire vivre, beaucoup plus qu'y renoncer sous les coups de butoir de tel ou tel", a martelé M. Philippe, en allusion aux Etats-Unis.

Dans cette perspective, le Premier ministre a poussé pour "rééquilibrer le multilatéralisme en direction des puissances asiatiques et africaines".

Au troisième jour de sa visite en Chine, et avant de rencontrer lundi le président Xi Jinping et le Premier ministre Li Keqiang avec lequel il doit signer une batterie d'accords commerciaux, M. Philippe a vanté les atouts de la France.

"Je sais que mon pays est parfois représenté ici comme le pays de l'amour romantique, des vins fins, de la grande cuisine et des châteaux merveilleux. Tout cela est vrai. Mais la France ce n'est pas que cela", a défendu le Premier ministre.

"La France d'aujourd'hui, c'est un acteur de référence dans le nucléaire civil, dans l'aéronautique et l'aérospatial, dans les biotechnologies, dans l'intelligence artificielle. Dans tous ces domaines la France est présente, est active, est en pointe", a-t-il mis en exergue.

Accompagné dans sa délégation par une vingtaine de représentants de start-ups, signe que la France souhaite diversifier ses partenariats avec la Chine au-delà des grands groupes, M. Philippe a rappelé quelques mesures à destination de ces jeunes pousses, notamment la création du fonds pour les innovations de rupture (Deep tech). En espérant sans doute séduire les étudiants de cette prestigieuse université, surtout spécialisés dans l'ingénierie, la chimie ou encore les mathématiques.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Farmers’ Protest Continues in Central Paris
6min

Politique

Colère des agriculteurs : au-delà de la gestion de la mobilisation, le gouvernement attendu au tournant sur le fond

Signature du Mercosur, gestion de la dermatose nodulaire, des normes jugées pénalisantes… La mobilisation des agriculteurs est montée d’un cran ce jeudi. Une centaine de tracteurs ont rejoint Paris et l’Ile-de-France à l’appel de la Coordination rurale, malgré l’interdiction. Ce type de mobilisations spectaculaires met une pression supplémentaire sur le Premier ministre qui annoncera des mesures concrètes vendredi.

Le

Paris: Macron and Attal during a ceremony at the Mont-Valerien memorial
7min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans : la bataille des textes dans la « guéguerre » Attal–Macron

Ce jeudi 8 janvier, le Conseil d’État examine le projet de loi du gouvernement interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et l’usage des téléphones portables dans les lycées. Alors que le gouvernement et la majorité parlementaire défendent des mesures proches, la coexistence de plusieurs textes cristallise une rivalité entre exécutif et Parlement, et rend le calendrier législatif incertain.

Le

France et Chine doivent jouer une même « partition » sur la guerre commerciale pour Edouard Philippe
4min

Politique

Groenland : « Donald Trump nous met le couteau sous la gorge », estime Cédric Perrin

Au micro de Public Sénat, Cédric Perrin, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, estime que les déclarations de Donald Trump sur le Groenland visent à mettre la pression aux Européens, dans un contexte où les Etats-Unis viennent de redéfinir leurs objectifs stratégiques. Par ailleurs, l’élu sera reçu à l’Elysée ce jeudi en fin de journée, alors qu’Emmanuel Macron doit présenter les garanties de sécurité pour l’Ukraine.

Le