La clôture officielle des inscriptions à l'élection présidentielle interviendra mi-mars, une douzaine de candidats sont déjà déclarés et cinq d'entre eux espèrent accéder au second tour dans une campagne marquée par de multiples rebondissements.
- Marine Le Pen, 48 ans, Front National
Présidente depuis 2011 du parti d'extrême droite Front national fondé par son père, député européenne, Marine Le Pen espère profiter de la vague qui a porté Donald Trump à la Maison Blanche et conduit les Britanniques à voter pour le Brexit.
Elle avait obtenu 17,9% des voix lors de sa première candidature à la présidentielle en 2012. Son parti - qui a lissé son image sulfureuse - a engrangé depuis les succès électoraux. En tête des intentions de vote dans les sondages, elle est toutefois pour l'instant donnée battue dans tous les cas de figure au second tour.
- François Fillon, 62 ans, Les Républicains
Longtemps cantonné aux coulisses, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy (2007-2012) a créé la surprise en remportant brillamment la primaire de la droite avec un programme qu'il veut "radical" dans le domaine économique et social.
François Fillon lors d'un débat à l'EBG (Electronic Business Group) le 31 janvier 2017 à Paris
AFP
Engagé depuis près de 40 ans en politique, ce député de Paris, qui a fait campagne sur l'austérité et la probité, apparaît fragilisé par des accusations d'emplois fictifs visant son épouse Penelope, au point que certains à droite n'excluent plus son retrait.
- Emmanuel Macron, 39 ans, "En marche!"
Inconnu du public jusqu'à son entrée au gouvernement en 2014, cet ancien banquier d'affaires devenu ministre de l'Economie s'est lancé fin août dans la course à l'Elysée, avec son mouvement "En Marche!", positionné au centre de l'échiquier politique.
Le candidat à la présidentielle d'En Marche, Emmanuel Macron le 31 janvier 2017 à La Défense près de Paris
AFP
Jeune et charismatique, il attire les foules à ses meetings et a reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques, médiatiques ou économiques. Jamais élu, il est attaqué par ses adversaires sur son manque d'expérience et le flou de ses propositions.
- Benoît Hamon, 49 ans, parti socialiste
Autre surprise de cette campagne, ce tenant de l'aile gauche du parti socialiste est parvenu à imposer sa ligne sociale et écologiste au second tour de la primaire, face à l'ex-Premier ministre Manuel Valls.
Benoît Hamon au soir de sa victoire au second tour de la primaire le 29 janvier 2017 à Paris
AFP
Ancien ministre du président François Hollande, député, Benoît Hamon sait qu'il doit rassembler une gauche écartelée entre plusieurs courants, plusieurs visions, pour atteindre le second tour du scrutin. Il compte engager des discussions avec les écologistes et la gauche radicale, sans jusqu'à présent évoquer Emmanuel Macron, qui ,selon lui "n'est pas de gauche".
- Jean-Luc Mélenchon, 65 ans, "La France insoumise"
Ancien ministre et cofondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, déjà candidat en 2012 (11,1%), se présente cette fois "hors parti" et se veut le candidat de la "France insoumise", avec le soutien du parti communiste.
Celui qui mène une campagne active sur les réseaux sociaux et au plus près du terrain a salué la victoire de Benoît Hamon - aux "paroles si proches des nôtres" - à la primaire socialiste.
- Les autres candidats
- Yannick Jadot, 49 ans
Député européen, cet écologiste pragmatique issu d'une primaire des Verts veut "redonner à l'écologie une image d'amabilité".
- Michèle Alliot-Marie, 70 ans
Ex-présidente du parti gaulliste RPR de 1999 à 2002, plusieurs fois ministre (Défense, Intérieur, Justice, Affaires étrangères), de 2002 à 2011, elle a refusé de participer à la primaire de la droite.
- Nicolas Dupont-Aignan, 55 ans
Président du mouvement souverainiste Debout la France (1,79% en 2012), il se veut une alternative au choix Fillon-Le Pen et plaide pour un "réveil" des Français et une sortie de l'euro.
- Philippe Poutou, 49 ans
Déjà candidat pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) en 2012 (1,15%), cet ouvrier s'est fait connaître par son combat pour la sauvegarde des emplois au sein de son usine Ford.
- Nathalie Arthaud, 46 ans
Candidate du parti d'extrême gauche Lutte ouvrière, cette enseignante d'économie et de gestion s'était déjà présentée en 2012 (0,56% des voix).
- Jacques Cheminade, 75 ans
Après avoir recueilli 0,25% en 2012, cet ancien fonctionnaire est à nouveau candidat "contre le sérail politique qui a pactisé avec l'empire de l'argent".
- Bastien Faudot, 38 ans
Investi par le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), il défend une Ve République "rajeunie" pour contrer le "rejet de la classe politique".
Les groupes engagés dans l’ancien socle commun attendent que le gouvernement sorte du bois, s’agissant des pistes pour les prochains textes budgétaires. Cette année, ils n’ont pas adressé de propositions précises au gouvernement mais des grandes orientations, laissant à Matignon le point de départ des discussions. Alors que l’équation budgétaire se complique avec le ralentissement de la croissance, les rapporteurs généraux craignent le pire dans les prochains mois.
Le parquet national financier a annoncé vendredi la saisie, avec la justice belge, d’une somme de 65 millions d’euros dans le cadre de l’enquête pour blanchiment aggravé de fraude fiscale autour du cabinet de conseil McKinsey. L’enquête avait été ouverte en mars 2022 dans le prolongement de la commission d’enquête du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017.
Après deux quinquennats, la situation pour les personnes handicapées est mitigée. Des progrès sont là, avec le remboursement des fauteuils roulants, une hausse des aides sociales ou une présence accrue des élèves en situation de handicap à l’école. Mais les difficultés d’emploi, le manque de places dans le secteur médico-social ou des problèmes d’accessibilité rendent encore la vie des personnes handicapées difficile.
Après un été de canicules, d'incendies et de sécheresse exceptionnels, le gouvernement a annoncé vendredi plus d'1 milliard d'euros d'aides d'urgence pour soutenir une agriculture française durement éprouvée. Insuffisant pour les syndicats qui réclament au moins le double. Le président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard, demande au gouvernement une réponse structurelle à une crise systémique qui passe par une réduction des émissions et l'adaptation au climat.