France Télévisions: les députés ne reviennent finalement pas sur les coupes budgétaires
Les députés ne sont finalement pas revenus samedi soir sur les coupes infligées à France Télévisions dans le projet de budget...

France Télévisions: les députés ne reviennent finalement pas sur les coupes budgétaires

Les députés ne sont finalement pas revenus samedi soir sur les coupes infligées à France Télévisions dans le projet de budget...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les députés ne sont finalement pas revenus samedi soir sur les coupes infligées à France Télévisions dans le projet de budget 2018, qu'ils avaient pourtant atténuées en commission, ceci en dépit des protestations du groupe public.

Le gouvernement avait décidé fin septembre de réduire de 50 millions d'euros le budget du groupe public l'an prochain, à 2,57 milliards d'euros, par rapport à son contrat d'objectif et de moyens conclu avec l'ancien exécutif.

Mais le rapporteur général du Budget Joël Giraud (LREM) avait fait voter en commission un amendement qui visait à atténuer cette coupe de 20 millions d'euros, essentiellement en repoussant d'un an l'entrée en vigueur de la loi Gattolin, qui prévoit l'interdiction à partir de janvier 2018 de la publicité autour des programmes pour enfant diffusés sur les chaînes du service public.

Cet amendement devait être revoté dans l'hémicycle pour être intégré dans le projet de budget.

Mais, en séance samedi soir, M. Giraud a retiré son amendement sans donner d'explications.

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a évoqué la nécessité d'une "diversification" structurelle du financement de France Télévisions, expliquant "qu'il n'est pas normal que 90% des recettes viennent du financement de l'Etat".

Une journée de grève a eu lieu le 17 octobre au sein du groupe public contre ces coupes.

Le conseil d'administration de France Télévisions avait prévenu fin septembre que cette baisse risquait de contraindre l'entreprise à revoir ses "engagements et obligations".

Plusieurs organisations professionnelles de l'audiovisuel et de la culture ont également manifesté leurs inquiétudes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Renaud Muselier
2min

Politique

[Info Public Sénat] Renaud Muselier rejoint le groupe centriste du Sénat : « Quand vous avez un président de groupe qui s’appelle Marseille… »

Elu dimanche sénateur Renaissance des Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier n’ira pas au groupe RDPI, où siègent les membres du parti de Gabriel Attal, mais au sein du groupe Union centriste, qui change au passage de nom, pour « UCI, Union centriste et indépendants », annonce celui qui était jusqu’ici président de la région PACA.

Le

Montpellier: Robert Menard at the criminal court
4min

Politique

Colère lycéenne : Bruno Retailleau suggère de dissoudre LFI. Est-ce possible ?

Le mouvement lycéen ne faiblit pas et s’accompagne parfois de violences et de dégradations. Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau y voit l’influence de La France insoumise, qu’il accuse « d’organiser l’insurrection ». Le sénateur de Vendée a donc suggéré « l’interdiction » du parti de Jean-Luc Mélenchon. Si la dissolution d’un parti politique est possible en droit, elle pose une question démocratique.

Le

Festival Terre de Jim : Deplacement Edouard Philippe
6min

Politique

Retraite à 65 ans : la stratégie du « courage politique » d'Édouard Philippe peut-elle être payante ?

À la peine dans les sondages au point de disparaître de la photographie du second tour de la présidentielle dans les dernières enquêtes, Édouard Philippe a présenté sa réforme des retraites, attendue depuis des mois. Une réforme qui propose un « allongement progressif » de l'âge de départ à 65 ans avec 45 annuités de cotisation. La mesure « ne va pas faire augmenter sa cote de popularité », pressent son entourage, qui fait le pari de la responsabilité et du courage.

Le