Franck Riester se dit « surpris » de la victoire des nationalistes en Corse
Le député de Seine-et-Marne livre son analyse sur le résultat des élections territoriales, dont le premier tour a eu lieu hier en Corse. Invité de Territoires d’Infos ce lundi, il estime que la victoire des nationalistes témoigne d’une « volonté de proximité » et « d’authenticité. »  

Franck Riester se dit « surpris » de la victoire des nationalistes en Corse

Le député de Seine-et-Marne livre son analyse sur le résultat des élections territoriales, dont le premier tour a eu lieu hier en Corse. Invité de Territoires d’Infos ce lundi, il estime que la victoire des nationalistes témoigne d’une « volonté de proximité » et « d’authenticité. »  
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Territoires d’Infos ce lundi, Franck Riester a livré son analyse la victoire électorale des nationalistes en Corse. La coalition nationaliste « Pè a Corsica » est arrivée en tête des élections territoriales avec 45,36 % des voix. Les Corses sont appelés aux urnes, les 3 et 10 décembre, pour élire les 63 élus de la future collectivité unique qui verra le jour le 1er janvier 2018. « J’étais vraiment surpris du niveau des résultats des nationalistes » confie Franck Riester, qui considère toutefois qu’il « faut nuancer » les résultats de ce scrutin au regard « de l’abstention. »

Le député de Seine-et-Marne – anciennement LR et co-fondateur du groupe Macron-compatible, Agir – tire une analyse ce résultat comme « une volonté dans notre pays de proximité », une volonté « que l’État se concentre sur ses missions régaliennes qu’il a du mal à effectuer correctement, la sécurité, la justice, la défense, l’enseignement, et qu’il laisse la proximité » aux « élus territoriaux. »

Au-delà de l’envie de « proximité », ce vote, d’après Franck Riester, témoigne d’une « envie d’authenticité, de sincérité, de changement des pratiques. » Selon lui, les nationalistes incarnent toutes ces qualités. « On comprend pourquoi ils se présentent aux élections, parce qu’ils ont des convictions profondes qu’ils incarnent avec force, avec détermination sans compromission » développe-t-il.  

« Le discours des nationalistes (corses) n’est pas un discours indépendantiste » affirme Franck Riester

« Le discours des nationalistes (corses) n’est pas un discours indépendantiste » affirme Franck Riester
02:51

« Je peux comprendre qu’il ait une volonté de proximité, une volonté d’une plus grande autonomie » mais « je suis un farouche opposant à l’indépendance » affirme Franck Riester. Il estime que « le discours des nationalistes n’est pas un discours indépendantiste » et veut croire que les Corses « sont contre l’indépendance, globalement. »

Le député de Seine-et-Marne juge que « la difficulté dans les semaines qui viennent » sera de « ne pas porter un discours nationaliste qui risque de leur porter préjudice » aux élus nationalistes. Si des velléités indépendantistes venaient à s’exprimer, il estime « que ça démontrerait qu’entre les propos de campagne et la réalité », «  il y aurait un hiatus, il y aurait une incohérence. »   

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le