Politique
Ce dimanche 27 septembre, 178 sièges de sénateurs sont remis en jeu dans 64 circonscriptions. Pour ne rien manquer des résultats et retrouver nos décryptages autour de ces élections sénatoriales, suivez le live de Public Sénat.
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Par Héléna Berkaoui
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Invité de Territoires d’Infos ce lundi, Franck Riester a livré son analyse la victoire électorale des nationalistes en Corse. La coalition nationaliste « Pè a Corsica » est arrivée en tête des élections territoriales avec 45,36 % des voix. Les Corses sont appelés aux urnes, les 3 et 10 décembre, pour élire les 63 élus de la future collectivité unique qui verra le jour le 1er janvier 2018. « J’étais vraiment surpris du niveau des résultats des nationalistes » confie Franck Riester, qui considère toutefois qu’il « faut nuancer » les résultats de ce scrutin au regard « de l’abstention. »
Le député de Seine-et-Marne – anciennement LR et co-fondateur du groupe Macron-compatible, Agir – tire une analyse ce résultat comme « une volonté dans notre pays de proximité », une volonté « que l’État se concentre sur ses missions régaliennes qu’il a du mal à effectuer correctement, la sécurité, la justice, la défense, l’enseignement, et qu’il laisse la proximité » aux « élus territoriaux. »
Au-delà de l’envie de « proximité », ce vote, d’après Franck Riester, témoigne d’une « envie d’authenticité, de sincérité, de changement des pratiques. » Selon lui, les nationalistes incarnent toutes ces qualités. « On comprend pourquoi ils se présentent aux élections, parce qu’ils ont des convictions profondes qu’ils incarnent avec force, avec détermination sans compromission » développe-t-il.
« Le discours des nationalistes (corses) n’est pas un discours indépendantiste » affirme Franck Riester
« Je peux comprendre qu’il ait une volonté de proximité, une volonté d’une plus grande autonomie » mais « je suis un farouche opposant à l’indépendance » affirme Franck Riester. Il estime que « le discours des nationalistes n’est pas un discours indépendantiste » et veut croire que les Corses « sont contre l’indépendance, globalement. »
Le député de Seine-et-Marne juge que « la difficulté dans les semaines qui viennent » sera de « ne pas porter un discours nationaliste qui risque de leur porter préjudice » aux élus nationalistes. Si des velléités indépendantistes venaient à s’exprimer, il estime « que ça démontrerait qu’entre les propos de campagne et la réalité », « il y aurait un hiatus, il y aurait une incohérence. »