François Baroin : « Nous appelons à une nouvelle vague de décentralisation »
A l’ouverture du 102e congrès des maires de France ce lundi, François Baroin s’est félicité qu’Emmanuel Macron, qui interviendra mardi devant les édiles, ait repris la proposition portée par l’AMF d’une nouvelle vague de décentralisation.

François Baroin : « Nous appelons à une nouvelle vague de décentralisation »

A l’ouverture du 102e congrès des maires de France ce lundi, François Baroin s’est félicité qu’Emmanuel Macron, qui interviendra mardi devant les édiles, ait repris la proposition portée par l’AMF d’une nouvelle vague de décentralisation.
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Le président de l’Association des maires de France (AMF) s’est livré à un plaidoyer pour une « nouvelle vague de décentralisation » lors de son discours d’ouverture du 102e congrès des maires. Devant les délégations d’Outre-mer réunies à la Mutualité, à Paris, François Baroin a affiché son ambition d’obtenir de l’Etat « plus de libertés locales pour plus d’efficacité au coin de la rue de chacune de nos communes, pour être au plus près des revendications des usagers de service public, de nos administrés, qui sont aussi des contribuables ».

Une revendication que le maire de Troyes a tenu à appuyer, pour cette journée consacrée aux Outre-mer, sur l'exemple des territoires ultramarins. Des problématiques environnementales à la question du logement, en passant par le coût de la vie ou encore du chômage, François Baroin a justifié la nécessité de « politiques publiques adaptées » aux problématiques spécifiques des Outre-mer. « La situation du chômage est évidemment plus importante [outre-mer], donc la problématique des emplois aidés, de l’accompagnement […], du soutien de la solidarité nationale sur la problématique de l’emploi justifie des mesures dérogatoires au droit commun », selon François Baroin, ancien ministre de l’Outre-mer sous Jacques Chirac.

Pour la première fois, des élus ultramarins seront présents sur les quatre jours du congrès des maires. « Pourquoi nous avons souhaité que nos compatriotes ultramarins soient le fil rouge de tous nos travaux ? », interroge François Baroin dans son discours. « Parce que sur la décentralisation, le sujet est en partage et nécessitera d’avoir une vision. Et la décentralisation en Outre-mer, ce n’est pas que la différenciation, c’est aussi plus de libertés locales et d’adaptation aux problèmes du quotidien de nos administrés. »

Alors que le gouvernement a prévu de présenter début 2020 une nouvelle loi de décentralisation, l'AMF, par la voix de son président, affiche sa volonté de peser dans le débat. « Nous nous félicitons que le président de la République ait repris à ses comptes cette proposition [d'une nouvelle vague de décentralisation] à l’issue du grand débat suite au mouvement des gilets jaunes », a déclaré le maire de Troyes.

« Il y a eu des étapes par le passé, une première sous le président Mitterrand en 1982, avec les grandes lois de décentralisation, une seconde sous l’autorité du président Chirac […] Nous appelons désormais à une troisième vague de cette nature, de cette ampleur, et au fond de cette ambition pour notre République », a-t-il conclu.

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