François Baroin : « Nous appelons à une nouvelle vague de décentralisation »
A l’ouverture du 102e congrès des maires de France ce lundi, François Baroin s’est félicité qu’Emmanuel Macron, qui interviendra mardi devant les édiles, ait repris la proposition portée par l’AMF d’une nouvelle vague de décentralisation.

François Baroin : « Nous appelons à une nouvelle vague de décentralisation »

A l’ouverture du 102e congrès des maires de France ce lundi, François Baroin s’est félicité qu’Emmanuel Macron, qui interviendra mardi devant les édiles, ait repris la proposition portée par l’AMF d’une nouvelle vague de décentralisation.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de l’Association des maires de France (AMF) s’est livré à un plaidoyer pour une « nouvelle vague de décentralisation » lors de son discours d’ouverture du 102e congrès des maires. Devant les délégations d’Outre-mer réunies à la Mutualité, à Paris, François Baroin a affiché son ambition d’obtenir de l’Etat « plus de libertés locales pour plus d’efficacité au coin de la rue de chacune de nos communes, pour être au plus près des revendications des usagers de service public, de nos administrés, qui sont aussi des contribuables ».

Une revendication que le maire de Troyes a tenu à appuyer, pour cette journée consacrée aux Outre-mer, sur l'exemple des territoires ultramarins. Des problématiques environnementales à la question du logement, en passant par le coût de la vie ou encore du chômage, François Baroin a justifié la nécessité de « politiques publiques adaptées » aux problématiques spécifiques des Outre-mer. « La situation du chômage est évidemment plus importante [outre-mer], donc la problématique des emplois aidés, de l’accompagnement […], du soutien de la solidarité nationale sur la problématique de l’emploi justifie des mesures dérogatoires au droit commun », selon François Baroin, ancien ministre de l’Outre-mer sous Jacques Chirac.

Pour la première fois, des élus ultramarins seront présents sur les quatre jours du congrès des maires. « Pourquoi nous avons souhaité que nos compatriotes ultramarins soient le fil rouge de tous nos travaux ? », interroge François Baroin dans son discours. « Parce que sur la décentralisation, le sujet est en partage et nécessitera d’avoir une vision. Et la décentralisation en Outre-mer, ce n’est pas que la différenciation, c’est aussi plus de libertés locales et d’adaptation aux problèmes du quotidien de nos administrés. »

Alors que le gouvernement a prévu de présenter début 2020 une nouvelle loi de décentralisation, l'AMF, par la voix de son président, affiche sa volonté de peser dans le débat. « Nous nous félicitons que le président de la République ait repris à ses comptes cette proposition [d'une nouvelle vague de décentralisation] à l’issue du grand débat suite au mouvement des gilets jaunes », a déclaré le maire de Troyes.

« Il y a eu des étapes par le passé, une première sous le président Mitterrand en 1982, avec les grandes lois de décentralisation, une seconde sous l’autorité du président Chirac […] Nous appelons désormais à une troisième vague de cette nature, de cette ampleur, et au fond de cette ambition pour notre République », a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le

MELUN:  Elections senatoriales
4min

Politique

Sénatoriales 2026 :  mode de scrutin, départements concernés, enjeux politiques...Tout comprendre des élections du 27 septembre en six questions 

Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.

Le