François Bayrou à Matignon : « Aucun Premier ministre n’a la capacité de pouvoir mener une politique qui serait la sienne »

La sénatrice LR des Hauts de Seine, Christine Lavarde a réagi au micro de Public Sénat à la nomination de François Bayrou et esquisse le défi qui l’attend. « Il faut que chacun mette de l’eau dans son vin et accepte des choses qui ne sont pas forcément dans son ADN propre.
Rédaction Public Sénat

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« Enfin », a d’abord commenté la sénatrice LR, Christine Lavarde dans la foulée de la nomination de François Bayrou à l’Elysée. En attendant qu’une position soit arrêtée au sein de sa famille politique sur une participation à ce nouveau gouvernement, la sénatrice rappelle tout d’abord l’urgence de la situation. « Il fallait un nouveau Premier ministre. Dans la configuration actuelle et les défis politiques qui attendent notre pays, chaque famille politique doit déjà prendre conscience de l’urgence d’aujourd’hui avant de penser à l’échéance de 2027. Il faut que chacun mette de l’eau dans son vin et accepte des choses qui ne sont pas forcément dans son ADN propre. Pour qu’on arrive au moins à un budget voté en tant que tel », préconise-t-elle.

En ce qui concerne le maintien à Beauvau de Bruno Retailleau, l’une des conditions préalables pour que Les Républicains participent au gouvernement, Christine Lavarde ne rappelle « qu’aucun Premier ministre n’a vraiment la capacité de pouvoir mener une politique qui serait la sienne ». « Bruno Retailleau a dit qu’il était prêt à continuer sa mission. En ce moment, il travaille sur un sujet transpartisan, la lutte contre le narcotrafic, et je ne vois personne qui s’oppose à ce qu’on prenne des mesures répressives pour lutter contre ce fléau », esquisse-t-elle.

Christine Lavarde rappelle que lors de ses débuts en politique elle était proche du courant centriste de l’UMP. « Je suis plus proche de la politique telle que François Bayrou a pu la définir que certains de mes collègues qui viennent du RPR », précise-t-elle.

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