François Bayrou à Matignon : « Nous jugerons sur les actes, il n’y aura pas de censure automatique », réagit le socialiste Patrick Kanner

« Nous ne participerons pas à son gouvernement, ça a été très clair », réagit le président du groupe PS du Sénat, suite à la nomination de François Bayrou comme premier ministre. Il souhaite « être reçu le plus rapidement possible par François Bayrou ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est bien lui. François Bayrou a été nommé ce vendredi 13 décembre premier ministre par Emmanuel Macron. Le Parti socialiste, qui demandait une personnalité de gauche à Matignon, n’a pas eu gain de cause. Malgré tout, Patrick Kanner, président du groupe PS, lui « adresse (ses) salutations républicaines ».

« Nous ne participerons pas à son gouvernement », affirme Patrick Kanner

« Nous ne participerons pas à son gouvernement, ça a été très clair. Nous n’avions qu’un seul objectif : participer à un gouvernement d’un homme ou d’une femme de gauche », réagit sur Public Sénat le sénateur PS du Nord.

« Notre question sera d’être reçus le plus rapidement possible par François Bayrou, lui expliquer quelles sont nos volontés pour le pays », notamment sur le pouvoir d’achat ou la fiscalité, affirme l’ancien ministre, qui n’a « pas oublié que le Modem avait porté avec nous des amendements, […] pour que la justice fiscale soit une préoccupation importante ».

« Nous n’allons pas systématiquement cogner »

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas un rejet d’emblée pour Patrick Kanner. « Nous n’allons pas systématiquement cogner », soutient le patron des sénateurs PS, « nous jugerons sur les actes. Il n’y aura pas de censure automatique, a priori. Par contre, dans accord de non-censure, il y a le mot accord ».

« Nous voulons d’abord débattre, tester François Bayrou pour savoir s’il fait bouger les lignes et nous n’avons aucune envie de censurer pour censurer. Nous sommes un parti de gouvernement », ajoute encore Patrick Kanner, qui attend cependant « des gages, des signes envoyés à l’opposition républicaine ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting
11min

Politique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting

Depuis le parc Floral, en bordure de Paris, l’ancien ministre de l’Intérieur a tenu le premier grand rassemblement de sa campagne présidentielle ce 20 juin. Devant plusieurs milliers de personnes, le candidat a fait le serment de « relever » le pays « et de le remettre à l’endroit », concentrant ses coups contre la France insoumise et les macronistes.

Le

François Bayrou à Matignon : « Nous jugerons sur les actes, il n’y aura pas de censure automatique », réagit le socialiste Patrick Kanner
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le