Pau : New Year’s wishes from Prime Minister Francois Bayrou in Pau.
Le Premier Ministre Francois Bayrou sest rendu dans sa ville de Pau pour faire ses voeux pour l annee 2025 devant les institutions et les associations locales. Hotel Gramont, Pau, 10/01/2024. Prime Minister François Bayrou visited his hometown of Pau to make his wishes for the year 2025 in front of local institutions and associations. Hotel Gramont, Pau, 10/01/2025//GARNIERMAEL_PMA002505/Credit:Mael Garnier/SIPA/2501102225

François Bayrou écarte une suspension de la réforme des retraites

A quelques heures du discours de politique générale, le premier ministre a commencé à donner ses arbitrages aux présidents des groupes du socle commun.
François Vignal

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Il ne répond pas favorablement à la demande de la gauche, en particulier des socialistes. Selon nos informations, il n’y aura « pas de suspension » de la réforme des retraites, a appris publicsenat.fr de sources parlementaires, confirmant des informations de RTL, du Point ou de BFMTV. C’est ce qu’a dit le premier ministre, François Bayrou, au petit-déjeuner de la majorité, rassemblant les présidents des groupes du socle commun, ce mardi matin.

Le PS conditionne jusqu’ici un éventuel accord de non-censure à la suspension de la réforme des retraites de 2023, afin de remettre le sujet sur la table pendant plusieurs mois. Mais selon un socialiste, le premier ministre lancerait des consultations avec les partenaires sociaux en vue d’une renégociation. « Il n’y aura pas de censure, si le gouvernement avance sur les retraites maintenant. Mais ça ne vaut que pour ça, à ce stade », soutient un parlementaire socialiste.

La renégociation devrait prendre trois mois environ, selon l’AFP. « La date butoir pour obtenir un changement (de classe d’âge) c’était septembre, donc il faut que les partenaires sociaux aient terminé leurs travaux avant », soit « avant l’été » pour rendre « effectives » leurs conclusions, et dans ce cas « la suspension n’est plus nécessaire », a indiqué un participant de la réunion ce matin à Matignon.

« Au moment où nous nous parlons, nous n’avons pas encore conclu. Vous savez que dans une négociation, il y a ce que l’on appelle le money time. Nous sommes dans ce fameux money time […] Ce que je vois, c’est qu’entre hier à 14 heures et hier soir minuit, les choses ont beaucoup avancé et que nous sommes peut-être à quelques encablures, à quelques heures d’un accord possible », a déclaré le premier secrétaire du PS sur BFMTV-RMC. Il explique avoir fait une « proposition » dans la nuit, au premier ministre, pour éviter le vote de la censure.

François Bayrou tient ce mardi, à 15 heures, son discours de politique générale. Un discours très attendu, où le premier ministre doit donner les grandes orientations de sa politique.

(Avec Guillaume Jacquot)

Partager cet article

Dans la même thématique

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le

François Bayrou écarte une suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le