François Bayrou « pourrait être » un recours pour 2022, estime Patrick Mignola
Interrogé sur le scénario dans lequel Emmanuel Macron ne se représenterait pas en 2022, le patron des députés MoDem a estimé que François Bayrou aurait « la capacité » de le remplacer. « Il a cette qualité formidable de ressentir l’opinion publique », a estimé le député dans Audition Publique.

François Bayrou « pourrait être » un recours pour 2022, estime Patrick Mignola

Interrogé sur le scénario dans lequel Emmanuel Macron ne se représenterait pas en 2022, le patron des députés MoDem a estimé que François Bayrou aurait « la capacité » de le remplacer. « Il a cette qualité formidable de ressentir l’opinion publique », a estimé le député dans Audition Publique.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron l’avait confié en décembre au média en ligne Brut : « Peut-être que je ne pourrai pas être candidat ». Si le chef de l’Etat n’était pas en situation de se représenter à la présidentielle de 2022, Patrick Mignola, le président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, verrait bien François Bayrou comme alternative. Le haut-commissaire au Plan pourrait reprendre le flambeau et servir de recours. « Il pourrait l’être, il fait partie des leaders naturels de la majorité présidentielle », a expliqué le député de Savoie dans Audition publique, sur les chaînes parlementaires, en partenariat avec Le Figaro Live. Et d’expliquer : « Il a cette qualité principale dans la vie politique française de ressentir le bon sens populaire, un certain nombre d’atteintes profondes. »

Après trois campagnes présidentielles, de 2002 à 2012, le président du Mouvement démocrate, à 70 ans, restera loyal au président Emmanuel Macron. Patrick Mignola en est convaincu. Il estime que le maire de Pau en a fini avec ses ambitions personnelles. « Aujourd’hui, il n’est pas dans une situation où il veut exister pour exister. Il veut être influent pour être utile aux Français […] Il est passé dans ce moment où il préfère faire bouger les choses que valoriser sa personnalité. »

Une « conversation très constructive » entre Macron et Bayrou

Mais que dire de l’état des relations entre le MoDem et la République en marche, quand son combat pour le scrutin à la proportionnelle aux législatives a été enterré ? Patrick Mignola assure que le président de la République et le centriste, qui s’était désisté pour lui ouvrir le chemin vers la victoire en 2017, s’apprécient toujours autant. « Je vois une relation entre les deux hommes qui est une relation empreinte de respect, d’amitié, d’admiration, et de conversation très constructive dans un moment difficile que passe le pays […] Je n’imaginerais pas qu’Emmanuel Macron ne continue pas de s’appuyer sur François Bayrou. »

Le député de Savoie souligne d’ailleurs que la proportionnelle – même si elle ne nécessite pas de révision de la Constitution, rappelons-le – est une victime collatérale de l’arrêt de la réforme institutionnelle, emportée par l’affaire Benalla à l’été 2018. « Je ne crois pas que ce soit le président de la République qui ait fermé la porte. Pour le moment, ce sont les parlementaires qui ont fermé la porte », estime Patrick Mignola.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le