François de Rugy regrette les « rendez-vous manqués »  du quinquennat
A quelques heures du premier débat de la primaire de gauche, le député de Loire-Atlantique et candidat, François de Rugy était l’invité de Public Sénat et Sud Radio. Alors que le bilan du quinquennat est au cœur de cette courte campagne, il demande à chaque candidat « de ne pas escamoter » leurs responsabilités.

François de Rugy regrette les « rendez-vous manqués » du quinquennat

A quelques heures du premier débat de la primaire de gauche, le député de Loire-Atlantique et candidat, François de Rugy était l’invité de Public Sénat et Sud Radio. Alors que le bilan du quinquennat est au cœur de cette courte campagne, il demande à chaque candidat « de ne pas escamoter » leurs responsabilités.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Il y a eu beaucoup de rendez-vous manqués dans ce quinquennat, un sentiment de déception et d’insatisfaction  pour beaucoup d’électeurs et d’électrices de gauche » reconnait celui qui n’a pourtant jamais été ministre. « Quand je vois que sur la fin de vie, plusieurs candidats font de grandes déclarations (…) Nous, nous avons déposé des propositions de lois avec certains socialistes et bien là, c’est le gouvernement qui a rejeté ces propositions » rappelle-t-il.

 « Sur le bilan, ni béni-oui-oui, ni dénigrement systématique » résume-t-il ensuite avant d’appeler ses concurrents à « être clairs et à ne pas chercher à escamoter leurs responsabilités dans ce bilan ».

François de Rugy: " j'ai fait le choix de mettre l'écologie au cœur du projet présidentiel de la gauche"
01:32

Placé parmi les derniers des candidats de la primaires de gauche dans différents sondages, le député, ancien d’EELV, a justifié son choix de participer à ce scrutin égratignant au passage Yannick Jadot, candidat, investi par Europe-Ecologie-les-Verts, à la présidentielle. « Vous pouvez avoir toutes les bonnes idées du monde, si vous n’avez pas le mode d’emploi, si vous n’avez pas la stratégie pour les mettre en œuvre, ça ne sert à rien. Et même, ça affaiblit ce que vous défendez. Moi, j'ai fait le choix de mettre l'écologie au cœur du projet présidentiel de la gauche, pour permettre à l’écologie d’avancer. Parce qu’on ne va pas le faire tout seul dans son coin » a-t-il estimé.

Sur les questions écologiques, François de Rugy a mis en avant sa « constance » et en profite pour fustiger les revirements d'Arnaud Montebourg sur le gaz de schiste : « à la primaire de 2011, il était contre.  Au gouvernement, en tant que ministre, il était pour. Maintenant, il est de nouveau contre. Ce n’est quand même pas ça qui crée de la crédibilité » a-t-il jugé.

Partager cet article

Dans la même thématique

François de Rugy regrette les « rendez-vous manqués »  du quinquennat
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le