"Je ne chercherai pas à revenir" dans la vie politique, a affirmé jeudi sur France 2 l'ex-candidat à la présidentielle François Fillon, évoquant "une épreuve d'une violence inouie" dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope qui l'avait mis hors course.
"J'ai perdu l'élection et j'ai une responsabilité vis a vis des électeurs et de ma famille politique", a affirmé l'ancien Premier ministre, retiré de la vie politique depuis son élimination dès le premier tour en 2017, qui était l'invité exceptionnel de l'émission "Vous avez la parole".
De plus "j'ai entraîné ma famille dans une épreuve d'une violence inouïe et je n'ai aucune envie de les entraîner de nouveau dans cette violence", a-t-il ajouté.
Il a expliqué participer à cette émission "pour défendre l'honneur de (sa) femme et (sa) famille", notamment son épouse dont l'"honneur a été déchiqueté dans cette affaire".
En 2017, cette retentissante affaire aux multiples rebondissements avait stoppé net la course en tête pour la présidentielle du candidat de droite, parti favori dans les sondages mais finalement éliminé au premier tour.
Son intervention était très attendue à quelques semaines de son procès. M. Fillon sera jugé notamment pour "détournement de fonds publics" du 24 février au 11 mars devant le tribunal correctionnel de Paris.
"Je vais pour la première fois devant des juges impartiaux pouvoir me défendre", a souligné M. Fillon.
François Fillon sur le plateau de "Vous avez la parole" de France 2 à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine le 30 janvier 2020
AFP
Pour lui "toute la procédure était une procédure d'exception, à charge, ne prenant jamais ne compte les arguments" qui étaient les siens.
"Je ne peux pas laisser ma vie politique, mon engagement disparaître derrière ce procès", et "je pense que je dois des explications aux millions de Français qui m’ont soutenu", a-t-il ajouté.
M. Fillon, son épouse et son ancien suppléant à l'Assemblée Marc Joulaud seront jugés dans l'affaire des emplois présumés fictifs de Penelope, pour lesquels elle aurait touché plus d'un million d'euros entre 1998 et 2013. Le couple devra aussi répondre de "complicité et recel d'abus de biens sociaux" pour un emploi en partie fictif à la Revue des Deux Mondes.
"Elle était ma première et plus importante collaboratrice", a assuré M. Fillon, en précisant que son emploi "n'était pas fictif" et "les preuves seront apportées durant le procès".
La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.
En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.
Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.
Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.