François Fillon face aux parlementaires UDI ce mardi
De retour de La Réunion, le candidat de la droite va rencontrer les députés et les sénateurs centristes.

François Fillon face aux parlementaires UDI ce mardi

De retour de La Réunion, le candidat de la droite va rencontrer les députés et les sénateurs centristes.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après trois jours passés à La Réunion, parfois mouvementés, François Fillon se rendra mardi matin au Sénat, où il s’exprimera devant les groupes UDI des deux assemblées. Une réunion pour rassurer et échanger avec ses alliés qui, comme les Républicains, traversent la tempête politique depuis bientôt trois semaines.

« Il vient devant le groupe pour repréciser quels sont les termes de notre partenariat », explique la sénatrice Catherine Morin-Desailly. Le menu pourrait être chargé. Il y a tout d’abord la question des investitures pour les législatives, qui fait toujours l’objet de négociations entre les deux partis.

Le projet présidentiel, et les amendements réclamés par le centre, pourraient eux aussi être sur la table des échanges. « Comment approfondir le projet pour prendre les analyses portées par les centristes ? », demande la sénatrice de la Seine-Maritime, qui aimerait que François Fillon aille plus loin sur les thématiques éducative, culturelle et numérique.

« Je crois qu’on va dans le mur »

On voit mal également comment les affaires, qui empêchent la campagne de François Fillon de reprendre, pourraient ne pas être abordées durant la rencontre. « Je pense qu’il y aura un certain malaise qui sera exprimé », avance le sénateur Jean-Marc Gabouty. Si l’élu de la Haute-Vienne se pose en retrait, il ne cache cependant pas sa perplexité devant une situation qu’il juge « désagréable » et « inédite ». En parlant des « retours négatifs » dans sa circonscription, Jean-Marc Gabouty n’aborde pas vraiment la suite de la campagne avec optimisme. « Je crois que l’on va dans le mur. »

Catherine Morin-Desailly partage un diagnostic similaire. « On le voit dans nos campagnes, dans nos villes, notre électorat est très déboussolé. Les gens disent qu’ils ne savent plus pour qui voter », raconte-t-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le