François Fillon promet une campagne sans « zigzags »
François Fillon a présenté ses vœux à la presse et aux parlementaires de droite sans revenir sur le fond de ses propositions. Le candidat de la droite indique qui précisera et complétera ses objectifs mais ne « biaisera » pas.

François Fillon promet une campagne sans « zigzags »

François Fillon a présenté ses vœux à la presse et aux parlementaires de droite sans revenir sur le fond de ses propositions. Le candidat de la droite indique qui précisera et complétera ses objectifs mais ne « biaisera » pas.
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Dans son nouveau QG plein a craquer du XVème arrondissement de Paris, le candidat des Républicains a présenté ses vœux aux parlementaires et aux journalistes. Un discours d’une dizaine de minutes au cours desquelles, François Fillon est resté droit dans ses mocassins malgré les critiques qui commencent à poindre au sein même de son propre camp. Honneur aux journalistes, c’est d’abord à eux que s’adressent les premiers mots du candidat LR. « Je ne doute pas que notre relation sortira renforcée de ce compagnonnage, même si je sais que je ne suis pas pour vous un client facile. Vous devrez faire avec ma réserve et mes sourcils broussailleux. Dur travail ! ».

« Pas le candidat de l’establishment »

La plaisanterie passée, François Fillon reprend ses habits de « candidat de la vérité » et lance cette injonction sous la forme d’un plaidoyer pro domo. « Les leçons de la primaire doivent être méditées : méfiez-vous des scénarios écrits d’avance » lance celui qui a longtemps été présenté comme troisième homme de la primaire, puis favori de la présidentielle. « Il y a deux mois, je n’étais pas le candidat de l’establishment et je n’ai pas l’intention de le devenir » assure-t-il à son auditoire, estimant, comme lors de la campagne des primaires de la droite, que « les grilles de lecture du microcosme ne sont plus celles de cette France silencieuse et fiévreuse ».

«Sang et larmes» «purge», «casse sociale», et pourquoi pas l’apocalypse ! »

Quelque peu malmené ces derniers temps suite à ses propos sur les fonctionnaires de France Télécom, sur sa foi chrétienne ou encore par les mots de Bachar Al Assad à son égard, François Fillon estime que « la radicalité et la franchise » de son projet l’exposent « aux critiques et aux caricatures de ceux qui sont mous et flous ».  Sa campagne se fera sans « zigzags » martèle-t-il. « La démocratie, ça n’est pas un programme pour les primaires, un autre pour les présidentielles et pourquoi pas encore un programme pour les législatives ? » éclaircit-il, sans pour autant revenir sur le fond de son projet. Comme la nouvelle répartition des remboursements de l’assurance maladie ou la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires qu’il souhaite mettre en œuvre. Deux mesures qui ont suscité la polémique et les couacs au sein de son équipe de campagne. « Contre le redressement national, mes adversaires ont rédigé leurs tracts : «sang et larmes» «purge», «casse sociale», et pourquoi pas l’apocalypse ! » se contente-il d’ironiser.

Bilan « médiocre » du quinquennat

Offensif sur le bilan du quinquennat « médiocre » de François Hollande, il considère que « l’occasion d’accélérer a été ratée » alors même que, selon lui, « les planètes étaient alignées : euro moins fort, prix de l’énergie en baisse, taux d’intérêts très bas ».

Pendant que les candidats à la primaire de gauche fourbissent leurs armes, François Fillon tranche avant même le résultat du scrutin : « quel que soit le vainqueur de ces primaires, il y aura bien, entre nous, une différence de fond et d’intensité : moi, je veux redresser la France ; à gauche, on veut l’assister dans son déclin ».

L’invocation habituelle du général de Gaulle

Pas de référence à sa foi chrétienne, ce mardi, tout juste évoque-t-il les « racines » et les « valeurs françaises ». Figure tutélaire du candidat Fillon, le général de Gaulle aura, par contre, droit de citation. « Redressement du pays, relance de l’Europe, influence internationale : vaste programme !  dirait le général de Gaulle » invoque l’ancien Premier ministre, et, veut-il croire, « il se peut, si les électeurs en décidaient ainsi, qu’un gaulliste prenne les commandes au mois de mai ». « Je veux incarner l’orgueil d’une nation qui ne se laisse pas abattre » conclut-il. « Vaste programme » dirait le général de Gaulle ?

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