Tulle : Atmosphere Francois Hollande elections legislatives meeting
Francois Hollande. Former French president member of French left-wing Socialist Party (PS) and candidate for the left wing coalition Nouveau Front Populaire (NFP) in the Correze department, Francois Hollande gestures as he addresses a speech during a legislative election campaign meeting of the Nouveau Front Populaire (NFP - New Popular Front) in Tulle, central France on June 27, 2024.L ancien president francais, membre du Parti socialiste francais de gauche (PS) et candidat de la coalition de gauche Nouveau Front Populaire (NFP) dans le dÃ'partement de la Correze, Francois Hollande prononce un discours lors d une reunion de campagne pour les elections legislatives du Nouveau Front Populaire (NFP) a Tulle le jeudi 27 juin 2024.//ALAINROBERT_1Y8A9109/Credit:Alain ROBERT/SIPA/2406281331

François Hollande et les soutiens d’Hélène Geoffroy attendus au Sénat  

L’ancien président de la République doit participer ce mardi 9 juillet à une réunion autour d’Hélène Geoffroy, la maire de Vaulx-en-Velin, dont le courant, minoritaire au sein du PS, constitue l’un des principaux mouvements d’opposition à la ligne politique défendue par Olivier Faure, l’actuel Premier secrétaire.
Romain David

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Un visiteur du soir au Sénat. François Hollande, l’ancien président de la République, est attendu en fin d’après-midi au Palais du Luxembourg, selon une information de la newsletter Politico, dont Public Sénat a eu confirmation. Fraichement réélu, le nouveau député de Corrèze doit participer à une réunion avec Hélène Geoffroy, la maire de Vaulx-en-Velin, l’une des principales rivales d’Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS. « Il ne s’agit pas d’une réunion autour de François Hollande, mais d’une réunion des soutiens au mouvement d’Hélène Geoffroy », tient à préciser une collaboratrice du groupe PS au Sénat.

Officiellement, il s’agit d’accueillir les députés soutenus par Hélène Geoffroy qui ont été (ré) élus à l’issue des législatives anticipées. Les socialistes du Sénat, jusqu’à la mise en place de la nouvelle législature, conserve le deuxième groupe parlementaire de gauche, avec 64 élus. « Nous allons saluer nos collègues députés, et bien sûr parler de la situation politique du pays », nous explique Rachid Témal, l’un des parlementaires participants. Avant de minimiser la portée de cette rencontre : « Vous savez, nous avons un fonctionnement très démocratique au sein du PS, les membres des différents courants se retrouvent régulièrement pour discuter, il ne faut pas y voir quelque chose de particulier… » Une rencontre qui tombe à point nommé, alors que les groupes politiques au sein de la nouvelle assemblée sont en train de se constituer.

Depuis dimanche soir, et la victoire surprise du Nouveau front populaire aux législatives anticipées, les principales formations de gauche sont en plein remue-ménage pour établir une méthode de gouvernement en l’absence de majorité absolue. Lundi, sur TF1, Olivier Faure a exclu la possibilité d’une coalition avec la majorité sortante. « Le pouvoir sortant a été battu, et les Français ont exprimé leur volonté de rejeter la politique menée depuis sept ans. Comment voulez-vous que les Français comprennent que d’un coup nous nous retrouvions ensemble pour gouverner, à l’exclusion d’une partie de ceux qui ont fait campagne avec nous ? », a expliqué le député de Seine-et-Marne.

Le retour des sociaux-démocrates

Mais Olivier Faure risque aussi de devoir composer avec les sociaux-démocrates, ragaillardis par le score de Raphaël Glucksmann aux européennes et le retour de François Hollande dans le jeu politique. Certains estiment au sein du parti à la rose que le contexte électoral, avec la mise en place d’un barrage républicain contre le RN, appelle à un élargissement au-delà des seuls rangs de la gauche, et donc à la construction d’une coalition plus large, qui pourrait notamment lorgner du côté de l’aile gauche de la macronie. Un stratège socialiste nous parle même de « coalition à l’allemande ».

Lors du dernier congrès du PS, le texte d’orientation d’Hélène Geoffroy a réuni 20,34 % des voix. Elle y dénonce le rapprochement avec la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon, mis en place lors des dernières législatives en 2022, et qui a fait du PS « une filiale de LFI ». L’édile avait reçu le soutien d’un millier d’élus, dont quatre sénateurs, parmi lesquels Marie-Arlette Carlotti, ancienne ministre de François Hollande, et Hussein Bourgi, sénateur de l’Hérault.

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le

L’Assemblée nationale valide la suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Travail le 1er mai : après son rejet à l’Assemblée, le texte file en commission mixte paritaire où députés et sénateurs devront s’accorder

Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.

Le