François Hollande : « les propos du Front national sont totalement contraires aux intérêts de l’agriculture française »
Présent pour l’inauguration du Salon de l’Agriculture, le président de la République a mis en garde contre les idées protectionnistes de Marine Le Pen.

François Hollande : « les propos du Front national sont totalement contraires aux intérêts de l’agriculture française »

Présent pour l’inauguration du Salon de l’Agriculture, le président de la République a mis en garde contre les idées protectionnistes de Marine Le Pen.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

A deux mois du scrutin, François Hollande poursuit son combat contre le Front national. Interrogé par Public Sénat, le président de la République a mis en garde contre la politique proposée par le parti de Marine Le Pen. « Il ne s’agit plus simplement d’exprimer de la colère » a souligné le chef d’Etat. « Il s’agit de dire ce que l’on veut pour l’avenir du pays. Les propos du Front national, je prends l’exemple de l’agriculture, sont totalement contraires aux intérêts de la France, de l’agriculture française ».

Il a ainsi pointé du doigt le risque que représentent « la fin de la politique d’agriculture commune, la fin de l’Europe et le protectionnisme, dont on voit d’ailleurs un certain nombre de dangers avec les premières décisions prises par l’administration Trump ». Et de conclure : « il y a là un modèle qui n’est pas le nôtre. Ce ne sont pas les solutions qui viennent de l’étranger qui doivent être ici proposées. »

« Sans l’Europe, il n’y aurait plus d’agriculture française » insiste-t-il. « Alors qu’il faille réfléchir, travailler à préserver la politique agricole commune, à la réorienter, oui ! Qu'’il faille sortir de l’Europe, je dis non, parce que ce serait la fin de l’agriculture française. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

François Hollande : « les propos du Front national sont totalement contraires aux intérêts de l’agriculture française »
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le