François Hollande plaide pour une Europe politique devant des lycéens à Nancy
L'ancien président François Hollande a plaidé jeudi pour une Europe politique qui s'engagerait pour "la paix, la résolution des...

François Hollande plaide pour une Europe politique devant des lycéens à Nancy

L'ancien président François Hollande a plaidé jeudi pour une Europe politique qui s'engagerait pour "la paix, la résolution des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien président François Hollande a plaidé jeudi pour une Europe politique qui s'engagerait pour "la paix, la résolution des conflits et le climat" devant des lycéens de Nancy qu'il rencontrait pour témoigner de son expérience européenne.

"Ce qu'il manque à l'Europe, c'est d'avoir les critères de la puissance politique, qui serait au service de valeurs comme la paix, la résolution des conflits et le climat", a-t-il déclaré.

"C'est très difficile de le faire à 27, je pense qu'il faut le faire avec quelques pays pour qu'on puisse avancer plus vite", a suggéré l'ancien président.

François Hollande, qui s'exprimait devant 70 élèves de première S et ES dans la bibliothèque des livres anciens du lycée Henri Poincaré, entend poursuivre ses rencontres avec des lycéens pour parler du "fonctionnement de l'Europe qui est souvent opaque pour les citoyens".

"Lorsqu'il y a des interventions à faire" dans le règlement de conflits "l'Europe, on la cherche quelquefois, elle n'a pas une diplomatie commune", a ajouté M. Hollande, répondant à la question d'un lycéen sur ce qu'il faudrait à l'UE pour peser face aux Etats-Unis et à la Chine.

"L’Europe ne porte pas suffisamment l'objectif de l'écologie, de l'environnement, de la lutte contre le réchauffement climatique", a-t-il poursuivi, regrettant que ces sujets ne fassent pas l'objet de traités.

Pendant une heure et demie, M. Hollande, debout devant deux drapeaux français et européens, a répondu à huit questions sur les velléités de départ de l'Union européenne d'autres pays après le Brexit, la politique agricole commune, l'élargissement, la montée du nationalisme, les divergences des politiques fiscales et sociale, la crise migratoire...

"Avez-vous remarqué que les Français ont un rapport compliqué avec leur président?", l'a interrogé Yanis. "Ah oui, j'ai remarqué!", s'est esclaffé l'ancien président, provoquant les rires de l'assistance.

M. Hollande, qui a débuté son cycle de rencontres avec des lycéens mercredi à Vierzon (Cher), sera à Dreux (Eure-et-Loir) lundi puis dans le Nord la semaine prochaine.

Partager cet article

Dans la même thématique

François Hollande plaide pour une Europe politique devant des lycéens à Nancy
3min

Politique

Victoire de Glucksmann à la primaire : « Le retour d’une gauche claire, sincère, pro-européenne », se félicite Nicolas Mayer-Rossignol

Vainqueur dès le premier tour de la primaire PS/Place publique, avec 66,17 % des suffrages, Raphaël Glucksmann a été très clairement désigné candidat de la gauche sociale, dimanche soir. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et soutien de Raphaël Glucksmann, a salué ce résultat.

Le

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le