Frappes en Syrie: Marine Le Pen (FN) « étonnée » par la réaction des Etats-Unis
Marine Le Pen s'est déclarée vendredi "étonnée" par la décision du président américain Donald Trump, dont elle avait salué l...

Frappes en Syrie: Marine Le Pen (FN) « étonnée » par la réaction des Etats-Unis

Marine Le Pen s'est déclarée vendredi "étonnée" par la décision du président américain Donald Trump, dont elle avait salué l...
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Marine Le Pen s'est déclarée vendredi "étonnée" par la décision du président américain Donald Trump, dont elle avait salué l'élection en novembre, qui a lancé des frappes en Syrie après une attaque chimique présumée, devenant ainsi à nouveau "gendarme du monde".

"Je suis un peu étonnée, parce que (le président américain Donald) Trump avait indiqué à plusieurs reprises qu'il n'entendait plus faire des Etats-Unis le gendarme du monde, et c'est exactement ce qu'il a fait hier", a affirmé la candidate Front National à l'élection présidentielle sur France 2.

"Est-ce que c'est trop demander d'attendre les résultats d'une enquête internationale indépendante avant d'opérer ce genre de frappe?", a interrogé Mme Le Pen qui réagissait aux frappes lancées par les Etats-Unis dans la nuit de jeudi à vendredi en Syrie.

"Ce que je voudrais, c'est qu'on ne retrouve pas le même scénario que celui qu'on a pu voir en Irak, en Libye, qui, en réalité, sont des processus qui ont entraîné le chaos, qui ont fini par conforter le fondamentalisme islamiste" et le terrorisme, a-t-elle ajouté.

"Ce qui s'est passé est épouvantable, je le condamne de la manière la plus claire qui soit mais est-ce qu'on peut attendre d'avoir les résultats d'une enquête internationale ?", a-t-elle demandé.

Mardi, un raid imputé à l'armée syrienne contre la localité de Khan Cheikhoun (nord-ouest) a fait au moins 86 morts, dont 27 enfants. L'attaque a provoqué une indignation internationale.

Mme Le Pen a laissé entendre qu'il fallait continuer à parler avec le président syrien Bachar al-Assad "tant qu'il n'y a personne d'autre de crédible".

"Ce qu'on peut faire, c'est organiser des élections. Il faut respecter la souveraineté des états, il faut s'assurer qu'il puisse y avoir des élections libres", a-t-elle répété.

Dans une adresse solennelle à la télévision depuis sa résidence en Floride, Donald Trump a justifié les frappes américaines, en accusant "le dictateur syrien Bachar al-Assad (d'avoir) lancé une horrible attaque avec des armes chimiques contre des civils innocents en utilisant un agent neurotoxique mortel".

Marion Maréchal-Le Pen, interrogée sur France Info, a répondu à propos du raid: "Oui, ça étonne, c'est en contradiction avec les déclarations qu'il (Donald Trump) avait pu faire sur la non-ingérence". "Il aura fait plaisir au complexe militaro-américain", a-t-elle ajouté.

"Au moment où la Syrie connaît une éclaircie diplomatique, pourquoi Bachar al-Assad choisirait précisément ce moment pour déclencher une attaque?", a demandé la députée FN du Vaucluse. Elle estime "souhaitable de demander une enquête indépendante".

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