Fusion Alstom-Siemens : « Je souhaite que cette fusion se fasse » affirme Pierre Moscovici
Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, se dit favorable à la fusion entre Siemens et Alstom pour « qu’il y ait des champions européens.

Fusion Alstom-Siemens : « Je souhaite que cette fusion se fasse » affirme Pierre Moscovici

Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, se dit favorable à la fusion entre Siemens et Alstom pour « qu’il y ait des champions européens.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La fusion Alstom Siemens va-t-elle se faire ? Les deux groupes ont soumis de nouvelles concessions à la Commission européenne mais l’incertitude persiste quant à la possibilité de leur union. Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la Concurrence, est chargée de veiller à ce que cette union n’écrase pas les plus petits groupes ou ne menace les prix. Elle s’inquiète de la position dominante que le nouvel ensemble aurait dans la signalisation ferroviaire et les trains à grande vitesse.

« Elle a des exigences et elle est dans son rôle qui est d’appliquer les normes européennes sur la concurrence » déclare ce soir Pierre Moscovici. Il ajoute : « Elle a demandé des concessions à Siemens et Alstom et il faut maintenant voir si ces concessions sont suffisantes. »

L’ancien ministre se dit favorable à cette fusion : « Je suis favorable à ce qu’il y ait des champions européens. Je souhaite que cette fusion se fasse. Je l’ai déjà dit car je pense que c’est dans l’intérêt de l’Europe de pouvoir faire ce genre de chose. Je crois aussi qu’il est indispensable que ce soit compatible avec nos règles de concurrence. Je suis persuadé que Margrethe Vestager n’a pas une approche idéologique du sujet mais une approche pragmatique. »

Il conclut : « Je pense que cela ne sert à rien de faire des pressions et il faut faire confiance à Margrethe Vestager. »

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le