Fusion Alstom-Siemens : « Je souhaite que cette fusion se fasse » affirme Pierre Moscovici
Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, se dit favorable à la fusion entre Siemens et Alstom pour « qu’il y ait des champions européens.

Fusion Alstom-Siemens : « Je souhaite que cette fusion se fasse » affirme Pierre Moscovici

Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, se dit favorable à la fusion entre Siemens et Alstom pour « qu’il y ait des champions européens.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La fusion Alstom Siemens va-t-elle se faire ? Les deux groupes ont soumis de nouvelles concessions à la Commission européenne mais l’incertitude persiste quant à la possibilité de leur union. Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la Concurrence, est chargée de veiller à ce que cette union n’écrase pas les plus petits groupes ou ne menace les prix. Elle s’inquiète de la position dominante que le nouvel ensemble aurait dans la signalisation ferroviaire et les trains à grande vitesse.

« Elle a des exigences et elle est dans son rôle qui est d’appliquer les normes européennes sur la concurrence » déclare ce soir Pierre Moscovici. Il ajoute : « Elle a demandé des concessions à Siemens et Alstom et il faut maintenant voir si ces concessions sont suffisantes. »

L’ancien ministre se dit favorable à cette fusion : « Je suis favorable à ce qu’il y ait des champions européens. Je souhaite que cette fusion se fasse. Je l’ai déjà dit car je pense que c’est dans l’intérêt de l’Europe de pouvoir faire ce genre de chose. Je crois aussi qu’il est indispensable que ce soit compatible avec nos règles de concurrence. Je suis persuadé que Margrethe Vestager n’a pas une approche idéologique du sujet mais une approche pragmatique. »

Il conclut : « Je pense que cela ne sert à rien de faire des pressions et il faut faire confiance à Margrethe Vestager. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Retailleau travail
7min

Politique

« La fête est finie » : Bruno Retailleau veut supprimer les 35 heures, inciter à la reprise d’activité et plafonner les aides sociales pour relancer l’emploi

Le président des LR a présenté sa recette pour inciter au travail et permettre aux Français de gagner plus, faite de « zéro cotisation » au-delà des 35 heures, de plafonnement à 70 % du Smic des aides sociales et de relance de la réforme de l’allocation chômage. « Il faut changer totalement de modèle. Il va falloir renverser la table », prévient Bruno Retailleau.

Le

Le Senat, Paris.
4min

Politique

Fin de vie : en commission, le Sénat remplace « le droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir »

Les deux textes sur la fin de vie et les soins palliatifs ont entamé leur parcours législatif au Sénat en commission des affaires sociales du Sénat ce mercredi, avant leur examen en séance publique à la fin du mois. Les rapporteurs LR du texte ont restreint la portée de la proposition de loi autorisant établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». Explications.

Le

4min

Politique

UE-Mercosur : la France tente de résister, sous pression des agriculteurs

Alors que le traité de libre-échange est en passe d’être ratifié par l’Union européenne, l’exécutif français maintient ses désaccords avec Bruxelles. Dans une tentative de rassurer le monde agricole, le gouvernement a annoncé suspendre les importations de produits traités avec des substances interdites sur le continent.

Le

Kanne Faure Ok
9min

Politique

Budget : au PS, le retour du 49.3 apparaît de plus en plus comme « une porte de sortie »

Au moment où les députés vont reprendre l’examen du budget, l’hypothèse d’un recours au 49.3 par le premier ministre fait son chemin. Chez les sénateurs PS, certains y voient une issue pour sortir du blocage, à condition de négocier à nouveau un accord de non-censure. Mais c’est à Sébastien Lecornu de « prendre ses responsabilités », souligne Thierry Cozic, chez de file des sénateurs PS sur le budget.

Le