Fusion Alstom-Siemens, les réactions des élus
Les constructeurs ferroviaires français Alstom et allemand Siemens ont officialisé leur fusion. La « signature d'un protocole d'accord qui garantit l'exclusivité de rapprocher leurs activités de mobilité dans une fusion entre égaux » a été annoncée mardi 26 septembre. Siemens détiendra 50 % du capital du futur « champion mondial franco-allemand. » Si la direction opérationnelle reste entre les mains de l’actuel PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, le constructeur allemand disposera du pouvoir réel. Un équilibre qui inquiète ceux qui voient cette fusion comme la fuite d’un fleuron de l’industrie française.

Fusion Alstom-Siemens, les réactions des élus

Les constructeurs ferroviaires français Alstom et allemand Siemens ont officialisé leur fusion. La « signature d'un protocole d'accord qui garantit l'exclusivité de rapprocher leurs activités de mobilité dans une fusion entre égaux » a été annoncée mardi 26 septembre. Siemens détiendra 50 % du capital du futur « champion mondial franco-allemand. » Si la direction opérationnelle reste entre les mains de l’actuel PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, le constructeur allemand disposera du pouvoir réel. Un équilibre qui inquiète ceux qui voient cette fusion comme la fuite d’un fleuron de l’industrie française.
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Par Helena Berkaoui

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Alstom « sera avalé par Siemens » dénonce Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, dans une interview au journal Les Echos. Il estime que le « prix de l’amitié franco-allemande » ne doit pas conduire à « la relégation de l’industrie française » en pointant « un manque criant de transparence. » Xavier Bertrand estime que ce dossier « pose le problème de la politique industrielle de ce gouvernement. »


Sur Twitter, le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Woerth, interpelle le gouvernement. Dans un autre tweet, il invite le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire et le secrétaire d’État Benjamin Griveaux « à s’expliquer devant la commission des Finances.»

Le député PS Boris Vallaud s’est lui aussi montré sceptique quant à ce « mariage entre égaux. » Sur France Info, il déclare comprendre « ce que disent les syndicats, c’est à la fois une solution et c’est un problème parce que ce sont quand même des milliers d’emplois en Europe qui sont en jeu. » Malgré une clause de maintien des effectifs de quatre ans les salariés d’Alstom restent inquiets. Le choc de la fermeture annoncée puis annulée du site de Belfort en 2016 a marqué les esprits. Des élus dont le sénateur du territoire de Belfort, Cédric Perrin, annoncent avoir obtenu que « l’intégralité du plan de sauvetage du plan de sauvetage du site d’Alstom de Belfort » soit repris par le futur groupe Siemens Alstom.  

Bruno Le Maire a indiqué qu’il ira « à la rencontre des salariés d’Alstom sur le site de Valenciennes » vendredi et à Belfort « dans les semaines qui viennent.»  Les syndicalistes eux souhaitent une montée au capital de l’Etat mais le ministre de l’Économie a d’ores et déjà annoncé qu’il « n’exercera pas son option sur les titres détenus par le groupe Bouygues. » Ce en dépit de la clause qui permettrait à l'État d’acquérir 20 % d’Alstom auprès de l’opérateur de télécommunications. Le ministre de l’Économie assume cette position, "l'Etat n'a pas vocation à être assis sur un strapontin dans les conseils d'administration s'il ne peut pas agir et seulement regarder ce qu'il se passe. Le rôle de l'Etat est d'être acteur" a-t-il déclaré devant des journalistes. 

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