Garrido : «Beaucoup de socialistes ont envie de venir dans ce mouvement pour la VIe République»
Raquel Garrido, porte-parole de la France insoumise, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, était ce matin l’invité de Territoires d’infos, sur Public Sénat et Sud Radio. L’avocate est longuement revenue sur la nécessité d’instaurer une VIe République, défendue par son candidat.

Garrido : «Beaucoup de socialistes ont envie de venir dans ce mouvement pour la VIe République»

Raquel Garrido, porte-parole de la France insoumise, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, était ce matin l’invité de Territoires d’infos, sur Public Sénat et Sud Radio. L’avocate est longuement revenue sur la nécessité d’instaurer une VIe République, défendue par son candidat.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Il va y avoir un phénomène de balayage de tous les instruments de la Ve République », prédit Raquel Garrido. La porte-parole de La France insoumise voit dans le dessein de son candidat un « objectif de portée historique ». Et elle assure qu’il n’est pas isolé dans son combat : « Je pense que beaucoup de socialistes ont envie de venir dans ce mouvement pour la VIe République ». Interrogée sur un éventuel retrait de Benoît Hamon, l’avocate estime que ce serait « arrogant de demander lui  de se retirer ». « Ce n’est pas à nous de le faire », lance t-elle en direction du Parti socialiste.

Pour Raquel Garrido, le parti de Benoît Hamon est bien en mal en point, englué dans « une crise semblable à celle des Républicains ». Et lutter serait vain : « Les problèmes du PS sont dus au fait que les partis de la Ve République chutent avec la Ve République. » Elle estime que « ce n’est pas possible de recomposer les partis de la Ve République » et rappelle que l’objectif de la France insoumise « n’a jamais été d’essayer de réparer la petite famille de gauche ou de faire une thérapie familiale ».

Le déni, « marque de fabrique des élus de la Ve République »

Le candidat PS discrédité, elle s’attaque ensuite à Emmanuel Macron : « (Il) est pour la Ve République, contre le droit de révoquer élus ». Et d’ajouter, comme une évidence : « C’est l’héritier naturel de François Hollande. »

La ministre des Outre-mer n’a pas non plus les faveurs de l’avocate. Erika Bareigts a présenté ses excuses aux Guyanais peu après son arrivée sur le territoire ultramarin, hier. Pour autant, Raquel Garrido estime que « la faute avouée, à moitié pardonnée » n’est « pas vraie » en politique. Plus encore, « c’est faute avouée, encore plus sanctionnée ».  Elle considère toutefois que « c’est mieux que d’être dans le déni ». Et le déni, « c’est la marque de fabrique des élus de la Ve République ».

Garrido : "C'est mieux que d'être dans le déni"
00:42

« Des boules puantes pourraient être lancées »

Garrido : « Des boules puantes pourraient être lancées »
01:15

Interrogée au sujet du programme de Jean-Luc Mélenchon pour la justice, l’avocate déplore « une situation des prisons indigne d’un pays riche ». Rénover les établissements pénitentiaires existants est une nécessité, mais construire de nouvelles prisons n’est « pas prévu ». L’une des raisons avancées par la porte-parole de la France insoumise est « le changement de population carcérale ». Car la priorité de Jean-Mélenchon, c’est « la lutte contre la délinquance en col blanc ».

Son programme, le candidat n’a d’ailleurs pas l’intention d’en débattre avec les autres candidats le 20 avril prochain, deux jours avant le premier tour de l’élection présidentielle. Il a décliné l’invitation de France 2. « Ce n’est pas possible d’avoir un débat où des boules puantes pourraient être lancées sans possibilité d’y répondre. » Jean-Luc Mélenchon ne veut pas prendre le risque que sa côte de popularité acquise après le premier grand débat s’effrite.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: David Lisnard Cloture Congres des Maires 2025
11min

Politique

« Le congrès des maires de France ne peut pas devenir un temps de la présidentielle » : avec David Lisnard contesté, il se passe quelque chose… à l’AMF

Alors que se tient le congrès de l’Association des maires de France fin novembre, la candidature du président sortant, David Lisnard, est mise à mal. La gauche et le centre l’accusent d’un « mélange des genres », pour celui qui brigue aussi l’Elysée. Et les maires de gauche ne devraient pas se priver de voter pour le centriste Philippe Laurent, qui « pense que l’AMF est en danger ». S’il est réélu, l’entourage de David Lisnard assure qu’il se « mettra en retrait » de l’AMF et « il y aura une direction collégiale temporaire ».

Le

Orleans: Closing Ceremony of the Rassemblement National Rally’s Campaign Kickoff Event presidential
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le débat sur l’inéligibilité de Marine Le Pen relancé

La semaine dernière, Didier Guérin, président de chambre honoraire à la Cour de cassation, a relancé le débat sur la légalité de la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. Dans les colonnes du Monde, ce haut magistrat a affirmé que la députée RN était actuellement inéligible tant que la Cour de cassation n’a pas rendu sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires des députés européens de son parti. Les avocats de Marine Le Pen ont saisi le Conseil supérieur de la magistrature au sujet de Didier Guérin. Explications

Le

FRA – SENAT – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT 2
5min

Politique

« Le racisme ne naît pas de nulle part » : Les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à interdire la théorie du grand remplacement

Au Sénat comme à l’Assemblée, les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à « renforcer la lutte contre les discours incitant à la haine et aux actes racistes et xénophobes » via l’interdiction de la théorie du grand remplacement. Si, pour certains, cette proposition est « redondante » par rapport aux outils juridiques déjà existants, elle semble utile pour « faciliter les condamnations ».

Le

BLOCAGE LYCEE SAINT SERNIN
4min

Politique

Mouvement lycéen : où en est-on des blocus ?

Sur les 3700 lycées, 41 étaient bloqués ce lundi matin, jour de rentrée des vacances de la Toussaint, selon le ministère de l’Education nationale. Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à reprendre les blocages malgré les annonces du gouvernement, la semaine dernière. Le Premier ministre se dit prêt à recevoir à nouveau les lycéens.

Le