Garrido : «Beaucoup de socialistes ont envie de venir dans ce mouvement pour la VIe République»
Raquel Garrido, porte-parole de la France insoumise, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, était ce matin l’invité de Territoires d’infos, sur Public Sénat et Sud Radio. L’avocate est longuement revenue sur la nécessité d’instaurer une VIe République, défendue par son candidat.

Garrido : «Beaucoup de socialistes ont envie de venir dans ce mouvement pour la VIe République»

Raquel Garrido, porte-parole de la France insoumise, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, était ce matin l’invité de Territoires d’infos, sur Public Sénat et Sud Radio. L’avocate est longuement revenue sur la nécessité d’instaurer une VIe République, défendue par son candidat.
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Par Alice Bardo

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« Il va y avoir un phénomène de balayage de tous les instruments de la Ve République », prédit Raquel Garrido. La porte-parole de La France insoumise voit dans le dessein de son candidat un « objectif de portée historique ». Et elle assure qu’il n’est pas isolé dans son combat : « Je pense que beaucoup de socialistes ont envie de venir dans ce mouvement pour la VIe République ». Interrogée sur un éventuel retrait de Benoît Hamon, l’avocate estime que ce serait « arrogant de demander lui  de se retirer ». « Ce n’est pas à nous de le faire », lance t-elle en direction du Parti socialiste.

Pour Raquel Garrido, le parti de Benoît Hamon est bien en mal en point, englué dans « une crise semblable à celle des Républicains ». Et lutter serait vain : « Les problèmes du PS sont dus au fait que les partis de la Ve République chutent avec la Ve République. » Elle estime que « ce n’est pas possible de recomposer les partis de la Ve République » et rappelle que l’objectif de la France insoumise « n’a jamais été d’essayer de réparer la petite famille de gauche ou de faire une thérapie familiale ».

Le déni, « marque de fabrique des élus de la Ve République »

Le candidat PS discrédité, elle s’attaque ensuite à Emmanuel Macron : « (Il) est pour la Ve République, contre le droit de révoquer élus ». Et d’ajouter, comme une évidence : « C’est l’héritier naturel de François Hollande. »

La ministre des Outre-mer n’a pas non plus les faveurs de l’avocate. Erika Bareigts a présenté ses excuses aux Guyanais peu après son arrivée sur le territoire ultramarin, hier. Pour autant, Raquel Garrido estime que « la faute avouée, à moitié pardonnée » n’est « pas vraie » en politique. Plus encore, « c’est faute avouée, encore plus sanctionnée ».  Elle considère toutefois que « c’est mieux que d’être dans le déni ». Et le déni, « c’est la marque de fabrique des élus de la Ve République ».

Garrido : "C'est mieux que d'être dans le déni"
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« Des boules puantes pourraient être lancées »

Garrido : « Des boules puantes pourraient être lancées »
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Interrogée au sujet du programme de Jean-Luc Mélenchon pour la justice, l’avocate déplore « une situation des prisons indigne d’un pays riche ». Rénover les établissements pénitentiaires existants est une nécessité, mais construire de nouvelles prisons n’est « pas prévu ». L’une des raisons avancées par la porte-parole de la France insoumise est « le changement de population carcérale ». Car la priorité de Jean-Mélenchon, c’est « la lutte contre la délinquance en col blanc ».

Son programme, le candidat n’a d’ailleurs pas l’intention d’en débattre avec les autres candidats le 20 avril prochain, deux jours avant le premier tour de l’élection présidentielle. Il a décliné l’invitation de France 2. « Ce n’est pas possible d’avoir un débat où des boules puantes pourraient être lancées sans possibilité d’y répondre. » Jean-Luc Mélenchon ne veut pas prendre le risque que sa côte de popularité acquise après le premier grand débat s’effrite.

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