Gassama: ceux “qui dénoncent l’opportunisme auraient crié si nous n’avions rien fait”, dit Griveaux

Gassama: ceux “qui dénoncent l’opportunisme auraient crié si nous n’avions rien fait”, dit Griveaux

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a rejeté mardi les critiques sur la naturalisation de Mamoudou Gassama,...
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Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a rejeté mardi les critiques sur la naturalisation de Mamoudou Gassama, affirmant que "les mêmes qui dénoncent l'opportunisme" de l'exécutif "auraient crié si nous n'avions rien fait".

"Les mêmes qui dénoncent l'opportunisme auraient crié si nous n'avions rien fait. Nous les laissons à leurs commentaires et nous, nous rendons hommage à quelqu'un qui a eu un acte héroïque", a réagi M. Griveaux sur franceinfo.

"Je trouve un peu triste que dans notre pays on ne soit pas capable d'avoir un moment d'unité nationale dans des moments comme ceux-là, ils sont peu nombreux, profitons-en", a-t-il ajouté.

Les associations d'aide aux migrants ont dénoncé lundi l'"hypocrisie" et la "récupération politique éhontée" de la naturalisation de Mamoudou Gassama, le Malien ayant sauvé un enfant du vide, qui masque mal selon elles "la dureté de la politique" migratoire du gouvernement.

Les critiques étaient également nombreuses sur les réseaux sociaux, alors que le très contesté projet de loi "asile-immigration" arrive mercredi en commission des Lois du Sénat, après avoir donné lieu à des débats passionnés à l'Assemblée.

"Il y a des règles" en matière d'immigration légale et de droit d'asile, a rappelé le porte-parole du gouvernement. "Et à partir du moment où on a fixé des critères pour ces règles, ceux qui ne les respectent pas, nous devons les reconduire", a-t-il poursuivi. "Sinon nous jetons aussi l’opprobre sur tous ceux qui légalement font la démarche de venir en France et d’obtenir un titre de séjour".

"Derrière le destin de Mamoudou Gassama, formidable, il y a aussi des filières, il y a aussi des trafiquants, il y a aussi la traite d'êtres humains, et si nous étions portes ouvertes et si nous ne faisions pas respecter le droit, ce serait aussi ces filières-là qui en bénéficieraient et en tireraient commerce", a-t-il fait valoir.

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