Gassama: ceux « qui dénoncent l’opportunisme auraient crié si nous n’avions rien fait », dit Griveaux
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a rejeté mardi les critiques sur la naturalisation de Mamoudou Gassama,...

Gassama: ceux « qui dénoncent l’opportunisme auraient crié si nous n’avions rien fait », dit Griveaux

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a rejeté mardi les critiques sur la naturalisation de Mamoudou Gassama,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a rejeté mardi les critiques sur la naturalisation de Mamoudou Gassama, affirmant que "les mêmes qui dénoncent l'opportunisme" de l'exécutif "auraient crié si nous n'avions rien fait".

"Les mêmes qui dénoncent l'opportunisme auraient crié si nous n'avions rien fait. Nous les laissons à leurs commentaires et nous, nous rendons hommage à quelqu'un qui a eu un acte héroïque", a réagi M. Griveaux sur franceinfo.

"Je trouve un peu triste que dans notre pays on ne soit pas capable d'avoir un moment d'unité nationale dans des moments comme ceux-là, ils sont peu nombreux, profitons-en", a-t-il ajouté.

Les associations d'aide aux migrants ont dénoncé lundi l'"hypocrisie" et la "récupération politique éhontée" de la naturalisation de Mamoudou Gassama, le Malien ayant sauvé un enfant du vide, qui masque mal selon elles "la dureté de la politique" migratoire du gouvernement.

Les critiques étaient également nombreuses sur les réseaux sociaux, alors que le très contesté projet de loi "asile-immigration" arrive mercredi en commission des Lois du Sénat, après avoir donné lieu à des débats passionnés à l'Assemblée.

"Il y a des règles" en matière d'immigration légale et de droit d'asile, a rappelé le porte-parole du gouvernement. "Et à partir du moment où on a fixé des critères pour ces règles, ceux qui ne les respectent pas, nous devons les reconduire", a-t-il poursuivi. "Sinon nous jetons aussi l’opprobre sur tous ceux qui légalement font la démarche de venir en France et d’obtenir un titre de séjour".

"Derrière le destin de Mamoudou Gassama, formidable, il y a aussi des filières, il y a aussi des trafiquants, il y a aussi la traite d'êtres humains, et si nous étions portes ouvertes et si nous ne faisions pas respecter le droit, ce serait aussi ces filières-là qui en bénéficieraient et en tireraient commerce", a-t-il fait valoir.

Partager cet article

Dans la même thématique

Gassama: ceux « qui dénoncent l’opportunisme auraient crié si nous n’avions rien fait », dit Griveaux
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Gassama: ceux « qui dénoncent l’opportunisme auraient crié si nous n’avions rien fait », dit Griveaux
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le