À l’occasion des trente ans de disparition, une table ronde est organisée au Sénat sur Gaston Monnerville, par la délégation aux Outre-mer. Il fut le premier président noir du Sénat, traversant la IVe et la Ve République. Saluant l’engagement de Gaston Monnerville, Gérard Larcher estime qu’il mérite de faire son entrée au Panthéon.
Gérard Larcher appelle à la panthéonisation de Gaston Monnerville
À l’occasion des trente ans de disparition, une table ronde est organisée au Sénat sur Gaston Monnerville, par la délégation aux Outre-mer. Il fut le premier président noir du Sénat, traversant la IVe et la Ve République. Saluant l’engagement de Gaston Monnerville, Gérard Larcher estime qu’il mérite de faire son entrée au Panthéon.
Par Sandra Cerqueira
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Pour l’actuel Président du Sénat, Gérard Larcher :« Gaston Monnerville a servi trois Républiques : la IIIe République, la IVe République et la Ve République. Mais, en fait, il a servi la République. Une et Indivisible. Il l’a fait comme élu député, il l’a fait comme maire, au plus proche du terrain, mais il l’a fait, bien sûr, comme Président du Conseil de la République, puis Président du Sénat. Voilà ce qu’incarne, pour moi, un grand serviteur de la République, une et indivisible. » (voir le reportage ci-dessous)
Introduisant la table ronde consacrée au 30eme anniversaire de Gaston Monnerville, Gérard Larcher a dressé le portrait d’un homme libre et engagé, qui a « consolidé le prestige de la présidence du Sénat ». Pour le Président du Sénat : « Gaston Monnerville, qui présida l’entrée au Panthéon de Victor Schoelcher et de Félix Eboué, mérite de les rejoindre aujourd’hui. »
Le Sénat, ce fut la grande affaire de Gaston Monnerville. Il en devient le Président en 1947 alors que la Chambre Haute se nommait Conseil de la République. Quand le Général de Gaulle revient au pouvoir en 1958, Gaston Monnerville est toujours à la tête de la deuxième Assemblée. Il y restera 10 ans.
10 années d’affrontement parfois moucheté, mais souvent frontal avec l’exécutif. Il y a d’abord en 1962 son refus de l’idée gaullienne de l’élection du Président de la République au suffrage universel. Puis son opposition radicale, en 1968-1969, à la réforme voulue par le Général de Gaulle, visant à une diminution des pouvoirs du Sénat. Gaston Monnerville quitte son fauteuil de Président.
1 an plus tard, le référendum voulu par de Gaulle est perdu, mais d’une certaine manière gagné par Gaston Monnerville, qui conservera 6 ans encore son mandat de sénateur.
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