Gaza : « La France condamne évidemment et sans aucune ambiguïté ces violences » déclare Philippe
Lors des questions au gouvernement au Sénat, le Premier ministre Edouard Philippe a condamné fermement les violences à Gaza et a rappelé le positionnement de la France dans le conflit israélo-palestinien.

Gaza : « La France condamne évidemment et sans aucune ambiguïté ces violences » déclare Philippe

Lors des questions au gouvernement au Sénat, le Premier ministre Edouard Philippe a condamné fermement les violences à Gaza et a rappelé le positionnement de la France dans le conflit israélo-palestinien.
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À une question du président du groupe Union centriste, Hervé Marseille, lui demandant quelles étaient les initiatives que la France pouvait engager pour que la paix soit trouvée entre les Israéliens et les Palestiniens, le Premier ministre, Edouard Philippe a été catégorique. Après avoir rappelé que « la journée d’hier, à Gaza, a été la plus meurtrière depuis 2014 » il a déclaré : « La France condamne évidemment et sans aucune ambiguïté ces violences. Car si nous sommes, sans aucune ambiguïté attachés à la sécurité d’Israël, nous ne pouvons pas accepter un tel niveau de violence face au droit fondamental des Palestiniens à manifester pacifiquement. La politique de la France est connue (…) et à pour objectif deux États, Israël et la Palestine, vivant dans la paix et la sécurité au sein de frontières reconnues, avec Jérusalem, pour capitale des deux États. C’est ce que dit le droit, c’est la ligne défendue par la France. »

Le Premier ministre a ajouté : « Le Président de la République a engagé et souhaite  (…) discuter avec l’ensemble des parties, pour essayer de faire prévaloir la ligne que je viens de rappeler (…) Le Conseil européen qui s’ouvre ce soir à Sofia, permettra de réitérer cet attachement, pas seulement de la France, mais de l’ensemble des pays de l’Union européenne, à cette ligne. »

Pour conclure, il a souhaité rappeler l’origine de ces violences à Gaza : « Ce qui a déclenché ces évènements, c’est la décision unilatérale prise par les États-Unis de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem (…) Nous sommes en total désaccord avec cette décision. En désaccord sur le fond, en désaccord sur la méthode et en désaccord sur l’opportunité (…) « Dans cette région, comme dans les autres, mais peut-être encore plus celle-ci  (…), c’est le respect du droit, c’est la recherche du multilatéralisme, c’est le souci de respecter une politique ferme, prévisible, par l’ensemble des partis, qui doit nous permettre d’avancer. »

Gaza : « L’Europe devrait se mobiliser pour trouver une solution » selon Esther benbassa
02:29

Au micro de « Sénat 360 », Esther Benbassa, sénatrice écologiste de Paris, a également réagi après la journée sanglante à Gaza, suite au déménagement de l’ambassade américaine, à Jérusalem.

« C’était attendu qu’il y ait ces évènements parce que le transfert de l’ambassade des États-Unis signifie que les Palestiniens ne seront jamais maîtres de la partie qui les concerne, à savoir Jérusalem Est.  C’est la fin du projet d’un état palestinien » explique-t-elle. « J’ai toujours été pour deux états, l’État palestinien à côté de l’État d’Israël, avec une capitale, Jérusalem, unique pour les deux » ajoute-elle.

Et de conclure : « L’Europe devrait se mobiliser pour trouver une solution (…) Elle s’est tue et se tait et continue à se taire et aujourd’hui, il faut passer à l’action. »

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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