Gaza: Macron « condamne les violences des forces armées israéliennes »
Le président français Emmanuel Macron a "condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants"...

Gaza: Macron « condamne les violences des forces armées israéliennes »

Le président français Emmanuel Macron a "condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants"...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président français Emmanuel Macron a "condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants" palestiniens à Gaza, lundi soir lors d'entretiens téléphoniques avec le président palestinien Mahmoud Abbas et le roi de Jordanie Abdallah II, selon un communiqué de l'Elysée.

M. Macron a également réaffirmé auprès de ses interlocuteurs "la désapprobation de la France à l’encontre de la décision américaine d’ouvrir une ambassade à Jérusalem" et souligné que le statut de la ville "ne pourra être déterminé qu’entre les parties, dans un cadre négocié sous l’égide de la communauté internationale".

M. Macron a également, selon l'Elysée, "souligné le droit des Palestiniens à la paix et à la sécurité", rappelant par ailleurs "son attachement à la sécurité d’Israël et la position française constante en faveur d’une solution à deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans des frontières sûres et reconnues".

Les soldats israéliens ont tué 55 Palestiniens lundi à la frontière de la bande de Gaza lors de heurts et de manifestations contre l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem, concrétisation l'une des promesses les plus controversées du président Donald Trump.

Il s'agit de la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de l'été 2014 dans la bande de Gaza.

Emmanuel Macron s'est entretenu "avec le roi Abdallah II de Jordanie, gardien selon la tradition des Lieux saints de Jérusalem et avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas". Il échangera également "dans la journée de mardi" avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, a précisé la présidence de la République.

Faisant part de "la vive préoccupation de la France sur la situation à Gaza, à Jérusalem et dans les villes palestiniennes", le président Macron "a déploré le grand nombre de victimes civiles palestiniennes à Gaza (lundi) et ces dernières semaines" et "condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants".

"Il a appelé tous les responsables à la retenue et à la désescalade et a insisté sur la nécessité que les manifestations des prochains jours demeurent pacifiques", poursuit le communiqué.

"Dans le contexte particulier du 70e anniversaire de l’indépendance d’Israël et de la commémoration de l’exil pour de nombreuses familles palestiniennes", M. Macron a rappelé "la désapprobation de la France à l’encontre de la décision américaine d’ouvrir une ambassade à Jérusalem", soulignant que "le statut de Jérusalem ne pourra être déterminé qu’entre les parties, dans un cadre négocié sous l’égide de la communauté internationale".

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le