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Gaza : les 20 otages remis à la Croix-Rouge, Donald Trump est arrivé en Israël

L’armée israélienne a confirmé lundi matin que sept otages dans la bande de Gaza avaient été remis par le Hamas à la Croix-Rouge. Le Hamas a ensuite remis à Israël les 13 derniers otages vivants qu'il détient dans la bande de Gaza en échange de prisonniers palestiniens, à quelques heures d'un sommet de la paix en Egypte en présence de Donald Trump qui vient d'atterrir en Israël.
Rédaction Public Sénat

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« Selon les informations fournies par la Croix-Rouge, sept otages lui ont été remis et sont en route » pour être remis à des soldats israéliens et à des membres du Shin Bet (sécurité intérieure) « à l’intérieur de la bande de Gaza », écrit l’armée dans un communiqué. Les 13 autres otages ont été également libérés, a annoncé la télévision israélienne.

Il s’agit de la première étape du plan présenté par le président américain pour faire taire les armes, le retour en Israël des 48 otages, vivants ou morts, doit s’accompagner de la libération par Israël de 250 détenus pour des « raisons de sécurité », dont de nombreux condamnés pour des attentats meurtriers anti-israéliens, et de 1.700 Palestiniens arrêtés à Gaza depuis octobre 2023.

Au quatrième jour du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le retour des otages marquera un « événement historique » mêlant « tristesse » et « joie », a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

« La guerre est terminée »

Selon des sources proches des négociations, le Hamas continue d’exiger que soient relâchés en échange des chefs palestiniens.

Israël a de son côté prévenu que les détenus palestiniens, qui ont été transférés dans deux prisons spécifiques, ne seraient libérés qu’après confirmation que les otages ont été rendus.

Donald Trump est arrivé en Israël tôt dans la matinée. Après un échange avec Benjamin Netanyahu, il s’exprimera devant le Parlement et rencontrera des proches d’otages. « La guerre est terminée. D’accord ? Vous comprenez ça ? », a déclaré le président américain en quittant les Etats-Unis.

De son côté, Benjamin Netanyahu a estimé qu’Israël avait remporté « d’immenses victoires, des victoires qui ont stupéfié le monde entier ». « Je dois vous dire que la lutte n’est pas terminée », a-t-il toutefois ajouté dans une allocution télévisée.

Emmanuel Macron : « La paix devient possible pour Israël, pour Gaza et la région »

Emmanuel Macron a salué lundi matin la libération par le Hamas d’otages israéliens encore en vie dans la bande de Gaza, estimant que « la paix devient possible pour Israël, pour Gaza et la région ».

« Je partage la joie des familles et du peuple israélien alors que sept otages viennent d’être remis à la Croix-Rouge », a écrit sur X le chef de l’Etat français, à son arrivée à Charm el-Cheikh en Egypte pour un « sommet pour la paix » consacré à Gaza. Au total, 20 otages israéliens encore vivants doivent être rendus à Israël lundi matin.

 

Sommet pour la paix

Après son court séjour en Israël, Donald Trump se rendra à Charm el-Cheikh, en Egypte, pour y coprésider avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi un « sommet pour la paix » à Gaza, en présence de dirigeants de plus de 20 pays et du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

Les pays médiateurs de l’accord de cessez-le-feu à Gaza doivent y signer un document garantissant son application, a indiqué une source diplomatique selon qui ces pays seront « les Etats-Unis, l’Egypte, le Qatar et probablement la Turquie ».Aucun responsable israélien ne fera le voyage, pas plus que le Hamas. L’Iran, soutien de longue date de ce dernier, a été invité mais ne participera pas non plus.

Parallèlement au retrait progressif déjà amorcé de l’armée israélienne, qui garde le contrôle de 53% de la bande de Gaza, le plan américain prévoit dans une phase ultérieure que le Hamas soit exclu de la gouvernance du territoire, où il a pris le pouvoir en 2007, et que son arsenal soit détruit.

Selon le plan américain, le gouvernement serait confié à « un comité palestinien technocratique et apolitique » placé « sous la supervision et le contrôle d’un nouvel organe international de transition », dirigé par Donald Trump.

La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023 qui a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.

Ce jour-là, 251 personnes ont été enlevées par le Hamas et ses alliés.

Depuis lors, plus de 67.806 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza dans la campagne de représailles israélienne, selon les chiffres du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugés fiables par l’ONU.

Public Sénat avec  AFP

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